Saturday, October 07, 2006

J'y crois pas.

Il est presque parfait, cet univers. Presque parfait. Mais y’a quand même quelque chose qui cloche, vous trouvez pas ? Les fourmis, les planètes, les systèmes, les nébuleuses, les bactéries. La vie et le reste désert. Admettons. Mais nous ? L’être humain, en tant que tel, j’ai rien contre. Le design est pas loin du singe, et honnêtement, il tient debout. Nan nan. Ce que je comprends pas, c’est l’intelligence. D’où elle sort celle là ? Un développement supérieur du cerveau suffit à expliquer qu’on passe de la banane à la découverte de l’univers ? A la compréhension de l’univers ! Parce qu’on va y arriver tel que j’nous connais.



Ca me semble pas logique. Et tout de suite là, non, je crois pas en l’âme, en l’intervention divine, qui a fait de nous Ses créatures préférées. Là, ce que je crois, c’est que quelqu’un s’est donné beaucoup de mal pour nous faire croire à un truc qui repose sur une aberration.

Bonne nuit. *look me eyes, friend*



La nuit suffit pas, seemingly ^^
La seule explication qui pourrait convenir, mais vous verrez qu’elle contient un paradoxe, c’est qu’une race d’extraterrestre soit passée alors que nous tentions vaguement de nous redresser et qu’elle ait décidé de nous implanter les germes d’une réflexion. C’est incroyable ça btw : notre cerveau n’est pas plus développé que les gus qui ont inventé le silex (c’est peut-être préhistoriquement inexact, mais je dois pas être loin). Ils pensaient comme nous ! Ou du moins, en auraient été capable. Ils regardaient le ciel et « grmph badam badam blop ! » : « Si ça se trouve, ces petits points brillants sont plein de petits soleil avec des grosses terres comme la notre. Merde, on est minuscules ! ». Bref. Donc, les aliens pourquoi pas. Le hic, c’est qu’eux-même, d’où viendraient-ils ? D’une planète où le moindre grain de sable est pourvu d’intelligence ? Un endroit où la cogitation est commune, naturelle, fluide. Limpide ! Parce qu’honnêtement, on est pas vraiment balaise dans ce domaine. Surtout en matière de communication. Incapables de véhiculer une idée dans son état d’origine, obligés de la traduire en couinements maladroits, c’est ridicule. Petit problème donc.



C’est important, je trouve. Avez-vous conscience (décidemment, ça m’obsède..) de l’ampleur de notre contre-natur-ité ? Au-delà de nos différences évidentes comme la pensée, la technologie, l’absence de poils et tout. Y’a bien pire. Bien pire, bien pire ! On a stoppé l’évolution !! Complètement, définitivement. L’évolution marche par essai : y’en a un qui change, et s’il marche mieux, s’il réagit mieux au monde extérieur, il finit par contaminer les autres. Le monde extérieur n’a plus aucune incidence sur nous. Au lieu de nous laisser nous adapter au monde, on a utilisé notre cerveau pourri pour adapter le monde à notre espèce. Forcément, tête brûlée comme on est, on s’est gourrés, et on s’en rend compte petit à petit. On l’a pas vraiment adapté finalement, pas pour le long terme en tout cas. Mais bon, j’y peux rien à ça, et j’y participe même, c’est pas le sujet. Le sujet, ce qui me fout les nerfs, c’est qu’on a mis un terme à notre putain d’évolution ! Enfin, quand je dis « nous », j’entends « cette saloperie de conscience ». On est un essai raté. Le monde s’est dit : et si je leur mettais un p’tit pois dans le ciboulot, histoire de voir s’ils s’en sortent mieux. Il pensait pouvoir faire demi-tour au besoin, comme d’hab’, mais ça a foiré et pof ! Maintenant, il peut plus avancer.


En tant qu’être humain, mais aussi et surtout en tant qu’amoureux du mouvement, je trouve révoltante cette stase immonde dans laquelle l’arrivée de ces foutus aliens nous a embourbé. Alors je dis, utilisons cette « intelligence » qu’ils ont forcé dans nos caboches pour les retrouver, faisons leur sentir la fureur d’une espèce bloquée à un stade embryonnaire en leur atomisant les pseudopodes et colonisons leur technologie pour retourner au joyeux animal qu’on était ! J’propose qu’on garde juste les arts martiaux, Daft Punk, Murakami et la viande des grisons. Et un ou deux vaccins si vous y tenez. Le temps que nos maladies aillent faire chier quelqu’un d’autre.


Des avant-bras immenses et surpuissants ! Voilà ce qu’on aurait fini par avoir. Une taille fine et souple, des cuisses galbesques et explosives. Deux mètres environ. Totalement glabres. Des mains immenses et fines. Des os en acier. Une peau élastique et inperçable. Peut-être une corne ou deux ? Plus furtif qu’un lynx, plus vif qu’un colibri, plus balaise qu’un gorille. Ca aurait pris du temps, bien sûr, mais on y serait arrivé. Et on aurait communiqué par BOW bobow BOW. J’aurais, personnellement, bien vu une paire d’aile, mais j’y crois pas vraiment. Pas la foi. Pis c’est physiquement impossible.. faudrait des ailes immmmmenses pour soulever un corps de deux mètres, et faudrait des muscles mmmmonstrueux pour manœuvrer ça.



Tout de même, toutes ces questions qu’on se pose. Ca fait un peu rat de laboratoire.



{S'passe quelque chose}
{Intolérable}
{Emboitement de main avec trous}
{Pendu a Stalingrad}
{Baal}
{Shockwave}
{The lounge, infested of Bamboo Masters}

[Come What May] Ewan Mc Gregor

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