Une commande colossale
Chapitre Un.
Blob transpirait. Et marre de transpirer l’avait le bougre. Il lâcha son outil, se redressa et RAAAAAAAH PUTAIN D’ENYA VAST DE PUTAIN !! C’est pas bientôt fin.. et la sonnerie de la fin de la journée l’arrêta.
Jingle, tout ruisselant de sueur, fit bouh dans son dos, et face à la non réaction, fit le tour de blob et lui planta un regard goguenard dans les mirettes. Alors, le moussu, on craque ? On appelait Blob le moussu. Pour des raisons évidentes, non ? Pas tout à fait « on », cependant. Seuls Jingle et Satin osait l’appeler comme ça. Ils étaient les seuls à pouvoir concurrencer sa force herculéenne.
Blob affronta la goguenardise, l’éventa de la gauche et partit vers la droite. Marre de creuser bordel. Sert à quoi de creuser et transporter et reposer et tasser sans jamais s’arrêter ? Jingle le rattrapa. Sert à s’habiller, Don Juan ! L’autre ne lui accorda pas une expiration et continua sa route vers les télétransporteurs qui le ramèneraient sur Terre. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, il saisit sa pelle et l’envoya adroitement dans la benne du camion-équipement. Dans la queue devant les téléports, Jingle débitait encore des moqueries. Non, mais tu vas la fermer J ? On a pas que ça à foutre.
Bien qu’un peu surpris par la véhémence du ton, Jingle n’put s’empêcher d’acquiescer. T’as bien raison, mon gars, faut qu’on réfléchisse sérieusement à ce qu’on va se mettre ce soir. Mais tu devrais te calmer quand même, c’est pas avec cette gueule toute plissée que tu vas accrocher.
Blob lui décocha enfin un coup d’œil. Un, faut que TU réfléchisses à ce que TU vas mettre ce soir et JE réfléchirai de MON côté. Deux, t’en as pas plein le cul de faire la même chose tous les jours que cette putain d’Enya fait ?
Jingle frémit. Non mais ça va pas de blasphémer comme ça ? Ben quoi ? répliqua Blob, c’est pas interdit que je sache. Non, c’est pas interdit, mais sans l’Enya Vast, on serait tous morts ou mutants et agonisants, alors si tu veux pas finir les dents pétées tu ferais mieux de t’les garder pour toi celles-là. Blob s’esclaffa. Parce que quelqu’un va venir me foutre une rouste, à moi ? La joviale de Jingle se pétrifia de solennité. Si tu continues à jouer aux cons, y’a aucun doute, et il se pourrait même bien que je sois le premier.
Ils engloutirent la file en silence. Blob, mi-ricanant, mi-impressionné. Jingle corps-et-âme-ment révolté par l’attitude du peng you. Il en tremblait. Quand ils arrivèrent dans la cabine, après qu’ils eurent chacun énoncé leur nom et adresse, Jingle reprit la parole. Et puis, tu vois, moi je n’ai jamais vécu deux jours identiques. Il voulut ajouter Triste sire, pour la formule, mais n’en eut pas le temps.
Esteban ne bougea pas pendant deux ou trois secondes, attendant que l’habituel étourdissement s’estompe. Puis il sortit du sas de son immeuble et, sans même lever la tête pour constater l’effet du travail d’aujourd’hui sur l’ensemble, se dirigea d’un pas alerte vers son appartement. Il n’était plus de mauvaise humeur. Massacrante qu’elle était. Il balança son pied dans la porte 304 en guise de « Je suis lààààà !!» et s’engouffra dans l’ouverture béante. Il arracha sa tenue de travail, éparpilla les lambeaux et s’expédia dans la douche. Les douches, c’est magique.
Quand il en ressortit, il n’avait plus en tête que l’essentiel : il lui restait trois heure et douze minutes pour se préparer pour ce soir. Il fixa son emploi du temps rapidement, tout en récupérant sa tenue de travail pour la mettre dans sa penderie. Ses bébé-robots l’avait rapiécée de main de maître. N’y voyait plus du tout que colère ! Pareil pour la porte bien sûr.
L’emploi du temps. Une heure et demi pour les boutiques, une demi-heure pour une nouvelle ablution, qu’il faudrait compléter par un blocage temporaire des glandes sudoripares. Il commençait à faire chaud. Trois quarts d’heure pour s’habiller, se maquiller, se parfumer. Un petit anabolisant avant de reprendre la porte. D’Enya, il en était déjà tout excité.
Blob transpirait. Et marre de transpirer l’avait le bougre. Il lâcha son outil, se redressa et RAAAAAAAH PUTAIN D’ENYA VAST DE PUTAIN !! C’est pas bientôt fin.. et la sonnerie de la fin de la journée l’arrêta.
Jingle, tout ruisselant de sueur, fit bouh dans son dos, et face à la non réaction, fit le tour de blob et lui planta un regard goguenard dans les mirettes. Alors, le moussu, on craque ? On appelait Blob le moussu. Pour des raisons évidentes, non ? Pas tout à fait « on », cependant. Seuls Jingle et Satin osait l’appeler comme ça. Ils étaient les seuls à pouvoir concurrencer sa force herculéenne.
Blob affronta la goguenardise, l’éventa de la gauche et partit vers la droite. Marre de creuser bordel. Sert à quoi de creuser et transporter et reposer et tasser sans jamais s’arrêter ? Jingle le rattrapa. Sert à s’habiller, Don Juan ! L’autre ne lui accorda pas une expiration et continua sa route vers les télétransporteurs qui le ramèneraient sur Terre. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, il saisit sa pelle et l’envoya adroitement dans la benne du camion-équipement. Dans la queue devant les téléports, Jingle débitait encore des moqueries. Non, mais tu vas la fermer J ? On a pas que ça à foutre.
Bien qu’un peu surpris par la véhémence du ton, Jingle n’put s’empêcher d’acquiescer. T’as bien raison, mon gars, faut qu’on réfléchisse sérieusement à ce qu’on va se mettre ce soir. Mais tu devrais te calmer quand même, c’est pas avec cette gueule toute plissée que tu vas accrocher.
Blob lui décocha enfin un coup d’œil. Un, faut que TU réfléchisses à ce que TU vas mettre ce soir et JE réfléchirai de MON côté. Deux, t’en as pas plein le cul de faire la même chose tous les jours que cette putain d’Enya fait ?
Jingle frémit. Non mais ça va pas de blasphémer comme ça ? Ben quoi ? répliqua Blob, c’est pas interdit que je sache. Non, c’est pas interdit, mais sans l’Enya Vast, on serait tous morts ou mutants et agonisants, alors si tu veux pas finir les dents pétées tu ferais mieux de t’les garder pour toi celles-là. Blob s’esclaffa. Parce que quelqu’un va venir me foutre une rouste, à moi ? La joviale de Jingle se pétrifia de solennité. Si tu continues à jouer aux cons, y’a aucun doute, et il se pourrait même bien que je sois le premier.
Ils engloutirent la file en silence. Blob, mi-ricanant, mi-impressionné. Jingle corps-et-âme-ment révolté par l’attitude du peng you. Il en tremblait. Quand ils arrivèrent dans la cabine, après qu’ils eurent chacun énoncé leur nom et adresse, Jingle reprit la parole. Et puis, tu vois, moi je n’ai jamais vécu deux jours identiques. Il voulut ajouter Triste sire, pour la formule, mais n’en eut pas le temps.
Esteban ne bougea pas pendant deux ou trois secondes, attendant que l’habituel étourdissement s’estompe. Puis il sortit du sas de son immeuble et, sans même lever la tête pour constater l’effet du travail d’aujourd’hui sur l’ensemble, se dirigea d’un pas alerte vers son appartement. Il n’était plus de mauvaise humeur. Massacrante qu’elle était. Il balança son pied dans la porte 304 en guise de « Je suis lààààà !!» et s’engouffra dans l’ouverture béante. Il arracha sa tenue de travail, éparpilla les lambeaux et s’expédia dans la douche. Les douches, c’est magique.
Quand il en ressortit, il n’avait plus en tête que l’essentiel : il lui restait trois heure et douze minutes pour se préparer pour ce soir. Il fixa son emploi du temps rapidement, tout en récupérant sa tenue de travail pour la mettre dans sa penderie. Ses bébé-robots l’avait rapiécée de main de maître. N’y voyait plus du tout que colère ! Pareil pour la porte bien sûr.
L’emploi du temps. Une heure et demi pour les boutiques, une demi-heure pour une nouvelle ablution, qu’il faudrait compléter par un blocage temporaire des glandes sudoripares. Il commençait à faire chaud. Trois quarts d’heure pour s’habiller, se maquiller, se parfumer. Un petit anabolisant avant de reprendre la porte. D’Enya, il en était déjà tout excité.
7 Comments:
bon, histoire à approfondir. La c'est pas terrible mais bon... la suite pitète...
pas de nouvelle journée efrenée à raconter?
Nyonyote
Merdalors ! C'est contagieux ...
bah ^^ tout le monde sait qui est Wounded Knee hehehe
et on va les faire se couvrir la poitrine les donzelles ! Foi de bete honteuse ! Aime pas ceux qui font du mal aux potes branchus moi.
Nyote ^^ merci de m'inciter a mettre un terme a ce debut hesitant. Je continue yay
Moi pas misleadé du tout, j'avais parfaitement identifié l'auteur de ce délire (éthylique ? champignonesque ? ... Pire ???)
P.
Anonyme ???
V'la que blogger fume aussi son tapis de souris ...
P.
whahahahaha et c'est tres bien comme ca !!
C'est qui cette "Poudre Blanche des Nuages" ? Une étudiante d'Ipesup ?
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