Ames soeurs..
Joo déteste les binoclards. Des saloperies de fouines de mathématiciens. C’est viscéral, quand elle voit une paire de lunettes sur un pif mâle, elle crève d’envie de. Elle DOIT écraser le tout avec son sac à main plein de melons. Joo adore les melons. C’est plus fort qu’elle, quand elle voit un étalage de melon, il faut ! Il faut qu’elle en bourre son sac. A ras bord. Et ensuite, elle les ramène chez elle, les dépose sur la table de la cuisine et les contemple avec satisfaction. Parfois, elle les assemble en pyramide, ou en cœur. Une fois qu’elle rentrait de voyage, elle avait pu en mettre assez dans sa valise pour dessiner une brebis. Elle l’avait appelée Greenbreb. Et puis elle l’avait mangée. Toujours commencer par le coin en bas à gauche ! Sinon.. sinon c’est moins bon. Tout du long.
Elle avait mis une petite après-midi à dévorer Greenbreb. Et avais dormi 22 heures de suite après. A même le sol.
Joo est une petite brune délicieuse. Rigolote, svelte, énergique et cool. Vive d’esprit. Cultivée. Joo est célibataire ! Ca date pas d’hier d’ailleurs. Elle l’a toujours été. Tous des binoclards, de toute façon, qu’elle se plaît à répéter à ses copines. Qui désespèrent lentement de lui trouver un jour un garçon qui lui plaira. Il faut qu’il soit beau, bien sûr. Tolérant, amusant, sportif, et tout le reste. Mais ça, ça se trouve. En cherchant un peu, mais y’en a. Mais faut aussi qu’il passe le test de la binocle et des melons. Et ça..
François peut pas sentir les brunes. Mais c’est rien à côté de ce qu’il ressent contre les connasses qui ont des névroses de gonzesses. Genre se mettre à bouffer tout ce qui leur passe sous la main parce qu’elles ont un petit souci, ou devenir hystérique parce qu’on a oublié d’acheter un chou pour le bouillon. Celles-là, il a envie de les décapiter au rasoir, et de les éparpiller dans le cosmos. Tu sais, ses envies aussi absurdes qu’irrépressibles. AAAARGH !! Il les boufferait crues ! Et elles sont partout. Il le sent, le voit, le respire. Toutes des psychotiques en puissance, surtout les brunes. Et machiavéliques avec ça, cruelles, infidèles, putes ! Monde dépravé. Plus d’innocence dans cette fange !
Ce qu’il aime, ce qui le calme, François, et Dieu seul sait combien il en a besoin. Ce qui le calme, c’est la tonte. Les brebis surtout le liquéfient. Ca lui est tombé dessus un jour, comme ça. Il était en week-end chez des amis, tous mâles. Et pendant une ballade, il rencontre un fermier et son troupeau. Le vieux avait besoin d’un coup de main. François, qu’a bonne âme, y est allé de bon cœur. Un peu plus tard dans l’année, il s’est acheté une brebis, qu’il tond partiellement à chaque fois qu’il stresse un peu trop. Il a une façon imparable de savoir quand il a atteint l’état critique : quand il sue et tremble trop pour que ses lunettes tiennent sur son nez, c’est qu’il lui faut une dose !
Drôle de mec, en définitive. Pourtant, en dehors de ses crises, c’est un grand gaillard plutôt séduisant, imaginatif, blagueur, à l’aise.. Hétéro et demandeur. Simplement, il lui faudrait la Sainte Mère.. pour commencer. Ensuite, il verrait peut-être qu’il nage en plein délire.
Ils voulurent prendre le même poireau. Il était parfait ce poireau. Un beau vert melon, et un blanc immaculé. Une chevelure flamboyante. Une main puis l’autre, à un dixième de seconde d’intervalle. Ce contact ! Doux, chaud, avec une confiance sans borne pour ce magnifique légume, intime.
S’il l’avait repéré, ce poireau, le François, c’est qu’il revenait tout juste d’une petite tonte. Il en sortait toujours dans un état proche de la bénédiction ! Par ailleurs, il s’était fait écrasé ses lunettes au rugby samedi dernier. Et il portait des lentilles en attendant sa nouvelle monture. Son beau regard turquoise croisa le bleu intense de Joo. Qui partageait l’harmonie du moment grâce aux trois sublimes melons qu’elle avait dans son sac. Par ailleurs, Joo était passée chez le coiffeur avant d’aller au marché. La blondeur serait à la mode cet hiver, et elle aimait être en avance.
Ils échangèrent un sourire également timide et également ému.
Et alors que Joo passait doucement une main sur un de ses melons, alors que François caressait tendrement sa tondeuse, ils partagaient avec une jouissance comparable la même pensée :
« J’ai trouvé leur chef ! ».
Elle avait mis une petite après-midi à dévorer Greenbreb. Et avais dormi 22 heures de suite après. A même le sol.
Joo est une petite brune délicieuse. Rigolote, svelte, énergique et cool. Vive d’esprit. Cultivée. Joo est célibataire ! Ca date pas d’hier d’ailleurs. Elle l’a toujours été. Tous des binoclards, de toute façon, qu’elle se plaît à répéter à ses copines. Qui désespèrent lentement de lui trouver un jour un garçon qui lui plaira. Il faut qu’il soit beau, bien sûr. Tolérant, amusant, sportif, et tout le reste. Mais ça, ça se trouve. En cherchant un peu, mais y’en a. Mais faut aussi qu’il passe le test de la binocle et des melons. Et ça..
François peut pas sentir les brunes. Mais c’est rien à côté de ce qu’il ressent contre les connasses qui ont des névroses de gonzesses. Genre se mettre à bouffer tout ce qui leur passe sous la main parce qu’elles ont un petit souci, ou devenir hystérique parce qu’on a oublié d’acheter un chou pour le bouillon. Celles-là, il a envie de les décapiter au rasoir, et de les éparpiller dans le cosmos. Tu sais, ses envies aussi absurdes qu’irrépressibles. AAAARGH !! Il les boufferait crues ! Et elles sont partout. Il le sent, le voit, le respire. Toutes des psychotiques en puissance, surtout les brunes. Et machiavéliques avec ça, cruelles, infidèles, putes ! Monde dépravé. Plus d’innocence dans cette fange !
Ce qu’il aime, ce qui le calme, François, et Dieu seul sait combien il en a besoin. Ce qui le calme, c’est la tonte. Les brebis surtout le liquéfient. Ca lui est tombé dessus un jour, comme ça. Il était en week-end chez des amis, tous mâles. Et pendant une ballade, il rencontre un fermier et son troupeau. Le vieux avait besoin d’un coup de main. François, qu’a bonne âme, y est allé de bon cœur. Un peu plus tard dans l’année, il s’est acheté une brebis, qu’il tond partiellement à chaque fois qu’il stresse un peu trop. Il a une façon imparable de savoir quand il a atteint l’état critique : quand il sue et tremble trop pour que ses lunettes tiennent sur son nez, c’est qu’il lui faut une dose !
Drôle de mec, en définitive. Pourtant, en dehors de ses crises, c’est un grand gaillard plutôt séduisant, imaginatif, blagueur, à l’aise.. Hétéro et demandeur. Simplement, il lui faudrait la Sainte Mère.. pour commencer. Ensuite, il verrait peut-être qu’il nage en plein délire.
Ils voulurent prendre le même poireau. Il était parfait ce poireau. Un beau vert melon, et un blanc immaculé. Une chevelure flamboyante. Une main puis l’autre, à un dixième de seconde d’intervalle. Ce contact ! Doux, chaud, avec une confiance sans borne pour ce magnifique légume, intime.
S’il l’avait repéré, ce poireau, le François, c’est qu’il revenait tout juste d’une petite tonte. Il en sortait toujours dans un état proche de la bénédiction ! Par ailleurs, il s’était fait écrasé ses lunettes au rugby samedi dernier. Et il portait des lentilles en attendant sa nouvelle monture. Son beau regard turquoise croisa le bleu intense de Joo. Qui partageait l’harmonie du moment grâce aux trois sublimes melons qu’elle avait dans son sac. Par ailleurs, Joo était passée chez le coiffeur avant d’aller au marché. La blondeur serait à la mode cet hiver, et elle aimait être en avance.
Ils échangèrent un sourire également timide et également ému.
Et alors que Joo passait doucement une main sur un de ses melons, alors que François caressait tendrement sa tondeuse, ils partagaient avec une jouissance comparable la même pensée :
« J’ai trouvé leur chef ! ».
6 Comments:
Je ne sais pas ce qu'en pense Caro,mais le poireau,légume intime,fallait oser..Bravo Gasp,je n'y avais pas encore pensé...Audacieux,mais creuse cette voie là,elle me plait plus que les dédoublements...Et puis nous les filles esseulées on est contente de savoir qu'il suffit d'un marché pour trouver de l'intime...On a tjs besoin d'un poireau pour faire dodo!
A bien y reflechir,c'est peut-etre le contact qui est intime et pas le poireau...Décidément,j'ai l'esprit bien mal tourné...ou c'est ta phrase qui l'est pas trop...
lol
n'importe quoi. Evidemment que c'est le contact qui est intime !
Buahahaha maintenant que l'a dit maman, je vois plus du tout le dernier paragraphe de la meme facon.. fin c qd meme des droles de comparaisons..
enfin bon, lecteurs ecoutez moi ! ce recit na RIEN du tou de derotique, ni de porno, ni rien !
mdr... bon choix de légumes gasp ! Entre les melons, les poireaux et la tondeuse (Oo? ^^) il faut vraiment être extraterrestre pour ne pas lire cette histoire d'un degré tout à fait différent... ^^
marrante cette histoire anw ^^
Hihi j'adooore le dernier paragraphe ^^ ^^ ^^ plus j'le lis plus je ris ^^ merci mon cher amour pour tant de plaisir ;p
hey, ça suffit mauvaise langue de wounded knee !!! non mais... ^^
J'avais écrit un commentaire hier mais le blog a planté et il n'a pas été enregistré. Pour bien confirmer que c'est Kamamum qui a l'esprit mal placé (elle l'a toujours eu, dès la naissance - et la déformation professionnelle s'étant ajouté à cette tare ...) Je n'avais pas du tout compris comme elle moi !
Puis quand j'ai lu le texte de Claire, j'ai confondu les Caro, et j'ai posé la question à la mienne ... I've drawn a blank !!! Un peu jeune je pense.
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