Tuesday, December 12, 2006

Epuise

J’ai su très précisément à 7h03 ce matin que le jeudi 7 décembre 2006 allait être une journée harassante. Et j’étais loin du compte ^^. Comment l’ai-je su ? Deux questions. Puis-je rester une nuit de plus ici ? Non. Puis-je laisser mes bagages ? Oui. Et voilà. J’étais condamné. J’avais, à vue de nez, jusqu’à 13h grand maximum pour visiter Daisen. Après quoi, je devais trouver le meilleur moyen d’assurer ma liaison entre le trou perdu un jusqu’au trou perdu deux. Un : Daisen. Deux : Izumo Taisha.

Mais bon, tant qu’on est en forme, y’a pas de raison de se pourrir la journée parce qu’on sait qu’on va finir sur les rotules, pas vrai ? En tout cas, je vois ça comme ça moi. Et comme j’avais fait un super p’tit dej’ japonais, j’avais de l’énergie à revendre !

Mais avant tout, finir le vagabond 3 qu’on a entamé hier soir.

8h20. Dehors, avec sac (un peu alourdi par ordi et guides : c’était le petit sac en formation « mouvement » !) et appareil. Direct, un choix s’impose. Le Daisen Jingu (temple shinto), ou l’ascension du volcan ? J’étais un peu pressé par le temps, et pas sûr de pouvoir assurer l’ascension du volcan. Le guide prévoyait 5 à 6h pour la ballade, et je savais pas si c’était aller-retour ou pas. Alors on assure les bases : on va au sanctuaire en premier. On avisera après. Heure, climat, forme.

Le chemin est superbe. Pas un bruit. Pas un chat. Ca devient vite un peu casse-gueule, mais j’ai le pas sur, les cocos, alors c’est d’l’émerveillement pur. J’déguste de la savouration à grands coups de louches, pour le dire plus simplement.



Puis vient le temple. Trônant majestueusement en haut d’un neigeux d’escalier gardé par deux bêtes féroces. Un petit message d’amour est caché dans un coin. Vais voir. Et je remarque alors grand panneau qui semble indiquer l’existence d’un petit sentier partant de derrière le temple, et qui irait rejoindre 2.3km plus loin le sentier principal montant jusqu’en haut du volcan ! Vindieu ! En ai aucune trace sur mes trois autres cartes, de ce sentier.. mais bon. Un panneau est un panneau ! Et cette ascension est tout de même la raison de ma venue. Pas le moment d’être flemmard, garçon. HOP !! Il est 8h40. Même si la ballade est 12h aller-retour pour le guide, ça veut dire 8h aller-retour pour moi. J’peux chopper le dernier bus pour Yonago et ramper jusqu’à un capsule-hôtel. Le vrai problème, c’est que j’ai seulement deux biscuit au chocolat sur moi.. Rien à fouuuutre ! Ai pris un bon p’tit dej ! HA !


Trop tard pour reculer. Quand on commence un sentier, on le finit. C’est comme ça.


Magnifique ! C’est tout joli, tout tranquille. On se dirait dans une forêt à la fois sacrée et maudite. Juste ce qu’il faut de brise. Fais pas chaud, mais comme j’avance vite, j’préfèrerais qu’il fasse encore un peu plus froid en fait.



8h48. Pof. La neige arrive. Sur le sol, hein. Climatiquement parlant, c’est nuageux, mais pas menaçant. Le pic est dans l’brouillard. Non, la neige est par terre, sur le chemin. Partout, à vrai dire. C’est blanc. Et ça glissouille vaguement. Mais c’est de la bonne neige comme on aime. La poudreuse parfaite pour les boules de neiges ! Mais moyenne pour le ski.. Qui agrippe bien.


8h57 ! J’arrive au premier check point ! Le barrage. Que je dois traverser pour arriver sur le sentier qui mènera vraiment au sentier principal ^^. D’la rigolade. Je gambade, je rigole, je fais des jolies traces dans le sol, je glace un peu l’intérieur des pompes. Tout parfait ! Mais en faisant ces traces dans la neige, je me rends soudain compte que je n’ai croisé PERSONNE depuis que je suis parti de l’hôtel. Mmm ? Croyez que c’est pas la saison de l’ascension ? Bah. Tant que je peux avancer, hein. Moi j’avance ^^.



Ouuuh.. ben.. j’avance, j’avance, mais l’est pas facile ce nouveau sentier.. cette fois, y’a de la neige partout, et ça lui arrive de glisser un brin hey. Toujours magnifique, mais on le sent passer.



9h23. Etat des troupes. Euh.. atteint. Chaque marche est une épreuve d’équilibrisme. Faut planter sa plante de pied dans le fond pour être sur de pas repartir en arrière.. et parfois, on repart quand même ! Pas de chutes encore, mais deux trois rattrapages (technique plantage de main gauche [appareil dans la droite] dans la poudreuse !) in extremis. Heureusement, et étonnament, la neige n’est pas froide ! C’est fou. J’ai beau planter et replanter ma main gauche dans la poudreuse, je ne ressens pas la moindre morsure. Par contre, les jambes jonglent. Me demande quand même si elle est encore loin cette foutue intersection. Peut-être que je l’ai dépassée déjà.. une bonne demi-heure de marche, ça fait pas mal avancer quand même !


9h24. Perplexité. Je tombe sur un panneau qui dit 1200m. C’est impossible que ce soit la distance qui me sépare de l’intersection, y’avait 2,3km au temple. Ca fait 50 minutes ! J’fais quand même pas du 1km/h.. Nan. J’ai loupé l’intersection ! Et c’est ce qui me manque jusqu’au sommet. La ballade normale fait 2,8km, j’ai du en faire 2. Mais par un chemin de traverse. Il reste 1,2km. Tout va bien ! C’qui fait chaud tain.


9h29 (m’a paru durer une demi-heure ce tronçon ^^). Ah putain ! L’intersection ! Et.. comment ça 1.2km jusqu’au sommet ? Et les cinq minutes que je viens d’me farcir alors ? C’est du poulet ? Quelle bande d’enfoirés. Bon. Mais, au moins, je sais où je suis, où je vais, et ce qui m’attend. HOP !! Pas non plus l’air d’être une partie de plaisir ce chemin..



9h35. Euh.. Attendez là. Que je stagne un peu parce que je suis sur un chemin hybride, je veux bien. Mais que je recule ?? Alors que je suis sur le sentier principal ??? Pas MOYEN !!! J’exige des explications !! Putain.. ai toujours vu personne hey. Haaaa.. c’est peut-être l’altitude ! Pas sûr.. Mais y’a pas d’autres solutions. Le sommet peut définitivement pas reculer.


Mais pendant que je continue ma route, l’épuisement aidant, ça me travaille quand même. Peut-être qu’y’a un troll nain en haut. Pas suffisamment fort pour tuer un humain normal, mais de taille face à un espèce de machin complètement détruit physiquement et psychologiquement (avant les dernières marches, doit y avoir un panneau disant qu’il reste 2,6km..). Non ! Arrête de penser, mec, concentre-toi sur tes pas. Sinon tu vas finir comme une crêpe cent mètre plus bas. Parce que maintenant, je titube (technique kung fu de l’ivrogne ^^) ! Chaque pas doit être anticipé, réfléchi. Je le mets ici ? Tente. Erf, glisse. Supportera pas moins poids. Alors ici peut-être ? Mieux. Mais pas encore assez. En dernier recours, la technique secrète « je suis un canard, et j’emmerde mes chaussures et mes doigts de pied » : je plante de toutes mes forces un pied dans la poudreuse d’à côté. Pareil pour l’autre pied. Un peu plus haut. De nouveau le premier pied, encore un peu plus haut. Bref. Jusqu’à ce que la zone à risque soit dépassée. Et à chaque fois, la même pensée. « Bordel de Dieu.. comment je vais pouvoir redescendre ça ? ». Même réponse aussi. « Chut ! Pour l’instant, tu montes. T’occuperas de la descente quand tu regarderas dans l’autre sens. ». Ok ok. Toi le boss. N’empêche que je suis pas sûr de pouvoir tenir là-haut jusqu’au dégel avec mes deux biscuits..


9h41. Etat des troupes. Pas fraîche.. OO. Heureusement..


9h42. J’atteins la CABANE !! J’ai atteint le nuage qui recouvre le sommet depuis quelques minutes. On voit plus rien. Mais fait toujours pas froid. La cabane.. j’ai tout de suite vu que le sentier continuait à monter. Mais peut-être que c’est pour une plus longue randonnée ? Pis regardez ! V’la le panorama ^^ Supeeeeer ! Et j’ai bien vu que le sommet aussi était pris dans le nuage. J’verrais kedal, pas la peine de continuer. Voilà.
Mais. Je vous l’ai déjà dit. Chez moi, quand on commence un chantier.. euh ^^ un sentier, on le finit ! Et je supporte pas de m’arrêter en cours de route. Alors HOP ! J’engloutis la moitié de mes réserves, et c’est reparti. Plus enthousiaste que jamais.



9h57. Enfin.. plus enthousiaste, plus enthousiaste. C’est vite dit. Etat des troupes. M-i-n-a-b-l-e !! Et seulement à 16 minutes du dernier rapport.. Le biscuit a pas fait un super effet..


10h01. Parce que c’est palindromique ! Et que j’ai enfin trouvé une vue ! Ca se passe de commentaires ^^.


10h03 ! Un bruit ! C’est un vieux qui descend de la montagne !!! Incroyable. Deux informations, que j’en tire. Une, puisqu’il en est à la descente, à moins qu’il ait dormi là-haut, ou qu’il soit parti à 5h du mat (possible, mais je préfère pas y penser), c’est que le sommet n’est plus loin. Deux, je sais comment je vais pouvoir descendre ! Avec des crampons haha ! Astucieux, hein ? Mais euh.. question crampon, mes groles euh.. (là où elles sont bien mes pompes, c’est qu’elles hébergent un véritable kit de survie spécial Calvin : du sable, des cailloux, de la terre, de la neige.. manque que les bonbons et une BD ^^). J’racketterais les gens qui sont en haut. M’enfin quand même, le vieux, il est un peu dingue, de monter avec piolet, crampons, combi semi étanche, triple cagoule, double bonnet, gants en new goretex.. Fais pas froid. Bon. Ca le regarde. M’a fait plaisir de voir un être humain. De dos, comme ça, on dirait Tintin au Tibet, trouvez pas ?



10h04. Eh beh.. Elle monte jusqu’où c’te colline ? Au moins, maintenant, j’suis sur que c’est l’altitude. Hein ? Une sorte de coup de feeling ^^


10h16. Etat des troupes ? Down. Mais le regard encore flamboyant ! Encore ? Non. Il l’est devenu ! Bordel, vais pas me faire avoir par une connerie de promenade !
Et c’est à cet instant précis qu’il est entré en jeu. Ouaip, j’avais atteint l’arête finale. Et qui dit arête, dit.. ouaip. Vent. Et qui dit vent à 1500m d’altitude, dit (au mépris du fond agréable de l’air ambiant) congélation ! Qui, alliée à la sudation (l’état de mes cheveux fait foi..), m’a instantanément transformé en glaçon géant. RAF. M’arrêteront pas. Cette fois, c’était la guerre.


10h17. Et tu sais à quelle altitude c’est Val Tho ? Va te coucher, nabot !


10h19. Piolet, crampons, capuches et goretex m’étonnent plus tant que ça ^^. Eux, par contre, ont visiblement du mal à croire ce qu’ils voient..


10h29. L’épreuve finale. Un panneau m’annonce que le haut est à deux cents mètres. Mais pour arriver. Il faut traverser l’escalier (c’en est un ^^ on dirait presque un ponton là, mais ça monte à 35 degrés) passerelle gelé sans corde venu tout droit du neuvième cercle !


10h31. A y est ! Whahahaha ! Le chaleeeeeeet ! A moi le petit feu, le ravitaillement, la citronnade.. euh.. le massage ! Le.. Etat des trouuupes ? Erf ! Mais heureuses, en tout cas ! J’vous jure, je souris là. Je souris.
Mais pas longtemps. V’là le chalet.. Y’avait une jolie japonaise aussi quand je suis entré, mais vous pouvez arrêter vos imaginations tout de suite, s’est barrée avant même que je pose mon sac ^^. Bon bon.. ben y’a pas de distributeur de boissons. Y’a pas de feu. Pas de soupe.. Ai pas de raisons de m’attarder. J’finis ma ration de survie.



Voilà mec, je regarde dans l’autre sens. Alors. Comment je descends ? Pas eu le temps de voler ses crampons à la randonneuse.. Parce que voyez vous, planter ses talons dans le fond des marches, ça stabilise vachement moins que de planter les pointes.. Pis soyons réalistes, la technique descente en canard marchera pas. On glisse autant de côté que de face. Première chose à faire. Ranger l’appareil. Then. Quelqu’un a une idée ? Haha. J’suis presque sûr de pourvoir deviner ceux qui auraient pensé comme moi. De toute façon, on a pas le choix. Alors casse-cou ou pragmatique, c’est le même résultat. Quand on risque à chaque pas de faire une glissade surprise et de se briser le coccyx (ai trouvé comment ça s’écrivait !) après trois cent mètres de chute.. le seul moyen de s’en sortir. C’est de provoquer les glissades. Ouaip. Comme ça, au moins, n’est pas surpris. C’est déjà ça de gagné.
Mais, finalement.. j’ai beau pas être pro, la glisse, ça me connaît pas mal.. Roller, skate (un peu ^^), ski, snow blade, surf, wake, luge ! Et tout a servi ^^ mes amis, ce fut dantesque !
Dantesque et délicieux..
Une fois le stress initial dépassé, j’nous ai refait les Cascades made in Daisen. Hop la marche, hop trop vite, faut sauteeeeer ! Hop la branche pour se ralentir ! Hop le bras en dérapage dans la poudreuse ! Divin. J’ai juste regretté de ne pas m’être reposé un peu plus en haut. Parce que mes jambes étaient dans un sale état.

Mais bon, je glisse, je glisse, et je passe les détails ! Car, figurez-vous !
10h51 ! Je rêve ? Pourquoi vois-je autre chose que du blanc au-delà de la barrière ? MAIS OUI !! Une éclaircie whahahaha ! Vite, je sors l’appareil ! Ah putain. Le vent glacial, l’avait oublié (et ouais les cocos, jusqu’ici, glissade avec mains dans les poches ^^ suis vraiment trop fort comme mec..). Mais au risque de perdre mes doigts (quand même, c’est n’importe quoi. Une heure dans la neige, et ils ont rien. Trois secondes dans le vent, et j’arrivais plus à les plier..), il faut que j’immortalise le paysage ! Pur ça que je suis monté d’diou ! Woooooh.. on voit la mer !!! Et de l’autre côté ? Les Andes ! Tiouuu ! Suis bien content d’être monté moi. La glisse ET le paysage ? Ca tuuuue..



Du coup, t’m’étonnes.
10h56. Etat des troupes. Toujours pas brillant, mais bien meilleur tout de même !


11h02. Je me permets même de vous faire une petite démonstration de mes techniques de descente !


11h11. Parce que c’est palindromique ! Et parce que j’ai failli photographier la mort d’un vieux ^^ ! Joli fluo pour l’autre..



11h22. Arrivée au check point cabane. Vue dégagée cette fois-ci ! Mais y’a d’jà trop de photos ^^.

11h26. La descente est aussi éprouvante pour les jambes, mais globalement, on se sent quand même mieux. Etat des troupes ? Presque ok !


11h47. Ai parlé trop vite. Tain. J’en peux plus. Ou est la touche pause ? J’ai pris le vrai sentier pour le retour alors ai aucune idée de ce qu’il me reste à faire..


11h49. Aimerais bien savoir à quelle altitude est la ville.


11h51. Ne plus penser. Je crèèève de soif.. Pas une goutte en 3h30. Et avec tout ce que j’ai sué.. Mon contenu aqueux doit être en négatif. Vais mourir. En plus, y’a plus assez de neige pour glisser en sécurité.. c’est trois fois plus crevant encore ^^. Parce qu’y’en a encore assez (de la neige) pour s’prendre une bonne tôle !


12h00. C’est ça. Nargue moi, fucker !


12h07. Direct en Enfer, j’en suis sur. Pourquoi je me demande où il s’arrête ? C’est pourtant évident. Il s’arrête pas. Tout simplement. Etat des troupes ? Pantin désarticulé. Ma tête rebondit, mes bras ballottent, mes genoux se dérobent à chaque pas. Parfois mes épaules partent en arrière. Du coup, les pieds s’précipitent en avant (allez comprendre..). Heureusement, le bras droit (qui est virtuellement increvable chez le Gasp) assure la survie du tout. L’encaisse les chutes tranquilou.. c’est son boulot, après tout. Mais le reste est mort.


Pour descendre : je lance une jambe en avant. Elle entraîne le corps, qui bascule vers le bas, jusqu’à ce que la jambe retombe sur quelque chose de dur. Ai plus la force de regarder où je pose les pieds. Fais confiance à un instinct caché que j’ai sûrement. Pis si je l’ai pas.. tant pis ^^. Veux de l’eaaaaaaaaaaau.


12h18. Le panneau qui fait plaisir ^^.


12h20. VICTOIIIIIRE !!!! Whahahahahahaha


Et puis. J’ai mangé dans le premier restau qui est passé. Suis allé récupérer mes sacs (vous parlerait pas du délire du transport de mes enclumes avec 4h de montagnes dans les pattes). Bus Daisen (ou le retour du gang..) to Yonago. RER Yonago to Matsue. Bus Matsue Station to Matsue Shinjiko Onsen Station. Ligne privée Shinjiko to Izumo Taisha.


17h. Centre d’information. Pour le Youth Hostel. Je dépasse l’embranchement. Le sens. Demande mon chemin à un taxi qui !!! Qui me propose de m’y amener gratos !! Vraiment des fous ces japonais. Une dette de plus pour les français ^^ (ou pour moi peut-être héhé). Malheureusement, dans ce Youth Hostel, faut réserver.. Et Merde ! Pourquoi veulent plus de moi les Youth Hostel ? Bon. Retour centre d’information. Pour le Business Taisha Hotel ! Qui n’ouvre qu’à 18h. Yay !
18h. Fini ?
Nah. Pas de bouffe ici. Pas de restaurants non plus. Merde. Heureusement, ai demandé au centre d’information où était le convini le plus proche. Euh.. 3km aller-retour ?
Pas le choix, hein ^^. Tant pis pour le budget, ai pris pour 20 euros de bouffe ! (25min aller-retour.. plus rapide qu’en montagne ! hehe)

Désolé d’être aussi long. Mais bon.. Ai envie de me souvenir précisément.
Bref.. journée effectivement un peu dure ! Physiquement. Moral au top !
Et j’ai un vrai lit énorme et tout moelleux ici ! Et une salle de bain privée. D’ailleurs, j’vais au bain. L’ai.. 21h18. Et ben.. longue journée.

P.S : en mangeant mes spaghettis micro ondes, j’ai regardé le « Qui veut gagner des millions » japonais. D’un œil. De l’autre, je finissais mon Philip K. Dick ^^.
Et c’est pas du tout pareil que chez nous ! M’avais dit que c’était exactement pareil partout..
Bon. Pour la musique et le décor et les jokers (z’ont pas le tout nouveau eux ! C’est quoi déjà ? Ah ! Tu peux sauter une question qui te plaît pas !), c’est pareil.
En gros, ils sautent toutes les parties du jeu qui ont pas trop d’intérêt. Ils gardent la première question, qui donne l’occasion au joueur de faire des blagues (le mec met vingt minutes à répondre à « Combien y’a-t-il de mois dans une année ? » ^^ mais tout le monde est mort de rire non-stop. C’est fou ça. Quelles que soient les émissions, les invités font se rouler par terre le public. Tous ! Ai l’impression que tous les japonais sont des énormes clowns..). Mais ensuite, ils montrent que les questions où un joker a été utilisé, où y’a eu une super blague, où le mec a échoué. Et ils utilisent le temps gagné en montrant des photos ou des vidéos du gars quand il était gamin.. ou à faire des blagues. Même quand ils perdent 2,500 000 de yens, ils font tous des grimaces marrantes et lancent un mot d’esprit avant de se carapater. C’est hallucinant. L’appel à un ami aussi est différent. Tous les amis sont confinés dans une petite pièce filmée. Un est au téléphone, un autre au dictionnaire, et deux autres à un ordinateur ! Mais j’ai pas compris s’ils voyaient l’émission tout du long ou juste après que le mec les a appelé. Parce que quand on les a vu se faire poser une question, je les ai pas vu chercher frénétiquement.. alors me demande s’ils avaient pas déjà trouvé la réponse. Enfin.
Cette fois.
La bise !

Tain. Pas d’eau chaude et pas de réponse à la réception ^^. Ai l’impression qu’ils sont en train de prier..
Finalement, vais peut-être être content d’être demain..
Bonne nuiiiiiiiit !

7 Comments:

Anonymous Anonymous said...

Ben,j'avais ptetre pas tort de me faire du mouron!!!

3:13 AM  
Anonymous Anonymous said...

grandiose

jai hate my boy

jai hate

3:44 AM  
Blogger The Gasp said...

pourquoi donc du mourron ? tout s'est tres bien passe hahaha

Me, moici ai hate ^^

11:41 AM  
Anonymous Anonymous said...

Moi aussi ai hate mais gasp veut pas,c'est pas juste

11:47 PM  
Blogger The Gasp said...

^^

10:21 AM  
Anonymous Anonymous said...

Super, j'ai rigolé, haleté, pensé à tes deux malheureux biscuits au chocolat, ta non-boisson (la neige, c'est bon), ai craint - en connaissance de cause - pour ton coccyx. Génial. Souvenir pour toi, mais sacré bon moment pour nous. Cela dit, tu as de quoi prévenir quelqu'un si jamais il t'arrive quelque chose tout seul en haut d'une montagne ? Ya pas que worried mum à être worried.
Bisous

4:13 AM  
Blogger The Gasp said...

peut rien m'arriver en montagne, suis un ami de la nature moi ^^ comme les elfes hop !

9:59 AM  

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