Sunday, October 29, 2006

Le Combat !!

Une petite aventure pour commencer ! Vous l’avez p’tet vu sur la photo des toilettes de l’hôtel, p’tet pas. Mais y’a deux trois boutons à côté du chiotte (j’adore appeler ça « un chiotte » ! Va comprendre..). Sur lesquels sont dessinés leurs fonctions. Parc’qu’ils en ont une. On imagine, par exemple, à quoi peut servir le bouton « bonhomme assis sur un jet d’eau ». On imagine, oui. Mais j’avais besoin de le VOIR moi. Pas de le sentir, notez. Pour ce genre d’expérience, je suis beaucoup plus visuel que tactile. Bref.

Je contemple la cuvette d’un œil attentif et expert. Je presse le truc sus-cité. Je fixe, j’étudie, je concentre.. j’attends. Je sieste pour ainsi dire. Car rien n’se passe ! Saperlipopette.. qu’est-ce qui cloche ? Un contact qui ne se fait pas ? Une panne d’électricité ? Ou bien.. quand même pas.. vous croyez que la Chose doit repérer le.. la.. euh. Du Desproges, tiens. La fente réservée à cet usage (comme Delbouis dit si bien dans son patois PTTique) pour accomplir sa tâche ? L’est fort Pierre pour nous sortir des situations délicates ! De Dieu, l’appareil réclame un panorama ?

Ca doit avoir été stipulé dans le contrat pré embauche (ça existe ça ?) de ce pervers, grimace-je. Je m’apprête, prêt à tous les sacrifices, à enlever ma culotte quand l’illumination salvatrice survient ! Et si.. petite prière. Et si toute cette affaire n’était qu’une histoire de poids ? Ca arrive souvent dans ce genre de gadget qu’il y ait un détecteur, non ? Les balances, par exemple. Heiiing ?? Eh ben Papy, sans pression pour les activer, elles sont parfaitement inutiles ! Il faut tenter.

Hésitant tout de même, craintif, je pose un doigt sur le rebord chauffé (ouh, c’est agréable !) (Prochain CV de Gasp : Hobby : Faire courir mes doigts sur les cuvettes ! .. décidemment, ce voyage va m’être professionnellement très utile whahahaha). J’appuie légèrement. Puis, à la limite de la convulsion, j’enclenche le mécanisme.

Rien.

Et. Bzzzzzz.. Oyo ? Un espèce de tuyau est en train de se télescoper du fond. Curiosité ? Méfiance ? Que choisir ? C’est inhabituel, mais c’est aussi menaçant.. La bravoure, oui, mais l’inconscience ? Que choisir, Vladimir, que chois.. Le Bzzz s’interrompt ! Et moi, couillon, qui n’ai pas encore choisi mon sentiment. Urgence exige adaptation instantanée. La panique.

Me jette à terre ! TIMBEEEER !! M’enfonce trois phalanges dans chaque tympan, en cas d’attaque sonore combinée. Bande mes muscles dorsaux, me constituant ainsi une armure de fortune.. et je tremble et vacille et frémis.

Un quart de seconde. Un tiers. Une demie.. Faucille et arrache-burne, pas d’explosion ! AAAAAAAH l’attente est intolérable. Tant pis, je chope mon courage et un œil à deux doigts. Et j’le fais rouler sur le sol de manière à ce qu’il regarde vers le haut (arcane cachée de l’école Syojiin de l’œil de verre).

HA ! HA ! Vous pouvez rire, bande d’intrépides ! Mais j’avais bien fait d’me protéger ! Un jet étourdissant. Un geyser infernal. Une cataracte inversée. Jaillissait de l’appendice maudit et transperçait précisément – avec une effrayante hargne – l’espace désormais vide qu’occupait ma personne une seconde auparavant !

Sentant la nausée me venir avec l’horrible vision du peu qu’il resterait de mon délicat torsounet si je n’avais été si vif, je rampe ma carcasse hors de danger, récupère mon globe et mon numérique en chemin. Je n’ose me retourner pour contempler le massacre.. alors je prends un cliché en aveugle, réintègre mon œil et me glisse sous les couettes.



Ce soir, je m’en rends bien compte.. j’ai vaincu ! J’ai survécu, et au fond, n’est-ce pas l’essentiel dans un affrontement ? J’ai vaincu, et c’est un peu ivre de cette constatation que je vous l’annonce. Avec moi, chers amis : la VICTOIIIIIIIRE WHAHAHAHA !!! Sur le premier. Premier danger, premier ennemi, premier piège (Ô combien sournois, vil, meurtrier !) parmi la multitude.

Mais jamais la cohorte malveillante ne m’aura ! Le poitrail bombé, hirsute, exposé aux tirs ennemis, je ferai toujours face. J’affronterai, et j’écraserai. Je piétinerai. Je ridiculiserai. J’aplatirai. Et déposerai une jolie bouse en cadeau d’adieu sur ce qui fut le nez de mon trop téméraire adversaire !

3 Comments:

Anonymous Anonymous said...

que d'aventures!! comme quoi on la cherche souvent en pleine jungle ou en plein désert, alors qu'elle est tout simplement là, sous nos yeux, dans "un" chiotte.

pour Enya, ne l'efface pas simplement pour moi, même si j'aime mieux ce qui t'arrive en vrai, comme ce combat épique. il y a sans doute d'autres gens qui veulent savoir ce à quoi ta fertile imagination va pouvoir donner naissance.

a tte, nous on est en vacs, c'est pas trop tot

2:48 AM  
Blogger The Gasp said...

c'est vrai ca ^^ fout les jetons.. la place est abandonnee !!

9:34 PM  
Anonymous Anonymous said...

Des fesses verticales, ça fait 3, pas 0... J'ai vérifié.

11:40 PM  

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