Un peu de sentiment !
« Sans contrainte de temps, la vie vaut vraiment la peine d’être vécue ! ».
Voilà la vérité qui me faisait ricaner comme une goule bi-languée. Assis en haut d’un escalier, mon carton zanpakuto boken au bras gauche, mon sac ordinateur appareil guide au bras droit, mon énooorme sac fringues tongs alcool à brûler bombes aérosol nécessaire à écriture guide pour la chine sur le dos, assis derrière moi. Mes yeux morts exorbités mi clos voyaient des ombres passer l’ouverture de l’escalier, en bas. Tout en bas. 11h15. Ca fait combien de fois que je m’arrête depuis ce matin ?
L’arrêt de bus à deux cents mètres de l’hôtel. L’espèce de bloc générateur électrique du quartier quatre cents mètres plus loin. Un autre trois cents mètres encore après. Ensuite, y’avait eu le train jusqu’à Kyoto. Le Bus Information Center de la sortie Est. C’était donc mon 6e arrêt.
Pourquoi donc que le bus pour Tottori devait être le seul à partir du côté Ouest de cette gare ? Je sais pas. Aucune idée non plus de pourquoi, alors que je devais juste traverser cette putain de gare géante, je m’étais retrouvé à escalader le plus grand escalier de l’histoire de la création.. pour aboutir sur une Southern Promenade qui n’avait semble-t-il absolument pas l’intention de se diriger vers l’Ouest.
Les mains tremblant vaguement d’épuisement, les épaules et le haut du dos contractés en un énorme bloc de béton armé, un petit ruisseau glacé descendant le long de ma colonne vertébrale (grand soleil vs pull manteau cape..). Tout cela était tout simplement délicieux. Pas d’blagues ! Dé-li-cieux !! C’est vrai, je porte depuis trois heures un truc qui fait mon poids. C’est vrai, un connard qui parle pas anglais vient de me renvoyer d’où je viens sous prétexte que sa station de bus débile (et seule indiquée par la gare, bien entendu) dessert pas Tottori. C’est vrai, j’ai l’impression de m’être trempé dans un bain de boue avant de remettre mes habits (lavés hier ^^) direct par-dessus. C’est vrai, c’est vrai.. MAIS BORDEL, C’EST CA LA VIE BUAHAHAHAHAHA contempler son épuisement total sur des marches d’escalier, et savourer le fait que je peux rester aussi longtemps que je veux sur ce trône improvisé. AUSSI LONGTEMPS QUE JE VEUX !! Je récupère, je récupère. Je vais peut-être louper un bus pour Tottori et devoir attendre deux, non, cinq heures ! Peut-être. J’en ai rien à foutre. J’aime bien cette marche, je peux plus bouger de toute façon.. je reste. M’font rigoler ceux-là.

C’est exquis. Imaginez. EXQUIS, d’être d’excellente humeur lorsque je devrais l’être d’exécrable. Tu regardes la guigne dans ses petits yeux porcins et : « Hein ? Ouais ouais.. mais non ! héhéhéhé ».
Maman me demande des impressions sur le fait d’être seul. Ben voilà. Etre seul, c’est être de bonne humeur quand on s’attendrait à ne pas l’être.
Quand personne est là pour contempler notre mauvaise humeur, on se rend vite compte que cet état est devenu parfaitement inutile, et on le perd. Voyez ? C’est un effet de groupe l’humeur, c’est pas du tout un truc naturel. C’est pour montrer ses désirs profonds, ses manques d’affection et tout et tout aux autres sans le leur dire, bandes de petits timides qu’nous sommes. Seul, ces désirs profonds, on les matérialise tout simplement. Y’a pas à être timide envers soi. Seul, on a plus d’humeur. On est juste, et toujours, « moi ». A l’état pur.
Enfin, y’a un peu de ça. Mais l’essentiel, c’est que sans contrainte de temps, la vie est nécessairement belle.
J’prends le bus à 15h10. J’arrive à 19h20. J’ai pas d’hôtel là-bas, mais j’ai touuuut mon temps pour en trouver un whahahahaha
Et vive le sable !
Voilà la vérité qui me faisait ricaner comme une goule bi-languée. Assis en haut d’un escalier, mon carton zanpakuto boken au bras gauche, mon sac ordinateur appareil guide au bras droit, mon énooorme sac fringues tongs alcool à brûler bombes aérosol nécessaire à écriture guide pour la chine sur le dos, assis derrière moi. Mes yeux morts exorbités mi clos voyaient des ombres passer l’ouverture de l’escalier, en bas. Tout en bas. 11h15. Ca fait combien de fois que je m’arrête depuis ce matin ?
L’arrêt de bus à deux cents mètres de l’hôtel. L’espèce de bloc générateur électrique du quartier quatre cents mètres plus loin. Un autre trois cents mètres encore après. Ensuite, y’avait eu le train jusqu’à Kyoto. Le Bus Information Center de la sortie Est. C’était donc mon 6e arrêt.
Pourquoi donc que le bus pour Tottori devait être le seul à partir du côté Ouest de cette gare ? Je sais pas. Aucune idée non plus de pourquoi, alors que je devais juste traverser cette putain de gare géante, je m’étais retrouvé à escalader le plus grand escalier de l’histoire de la création.. pour aboutir sur une Southern Promenade qui n’avait semble-t-il absolument pas l’intention de se diriger vers l’Ouest.
Les mains tremblant vaguement d’épuisement, les épaules et le haut du dos contractés en un énorme bloc de béton armé, un petit ruisseau glacé descendant le long de ma colonne vertébrale (grand soleil vs pull manteau cape..). Tout cela était tout simplement délicieux. Pas d’blagues ! Dé-li-cieux !! C’est vrai, je porte depuis trois heures un truc qui fait mon poids. C’est vrai, un connard qui parle pas anglais vient de me renvoyer d’où je viens sous prétexte que sa station de bus débile (et seule indiquée par la gare, bien entendu) dessert pas Tottori. C’est vrai, j’ai l’impression de m’être trempé dans un bain de boue avant de remettre mes habits (lavés hier ^^) direct par-dessus. C’est vrai, c’est vrai.. MAIS BORDEL, C’EST CA LA VIE BUAHAHAHAHAHA contempler son épuisement total sur des marches d’escalier, et savourer le fait que je peux rester aussi longtemps que je veux sur ce trône improvisé. AUSSI LONGTEMPS QUE JE VEUX !! Je récupère, je récupère. Je vais peut-être louper un bus pour Tottori et devoir attendre deux, non, cinq heures ! Peut-être. J’en ai rien à foutre. J’aime bien cette marche, je peux plus bouger de toute façon.. je reste. M’font rigoler ceux-là.

C’est exquis. Imaginez. EXQUIS, d’être d’excellente humeur lorsque je devrais l’être d’exécrable. Tu regardes la guigne dans ses petits yeux porcins et : « Hein ? Ouais ouais.. mais non ! héhéhéhé ».
Maman me demande des impressions sur le fait d’être seul. Ben voilà. Etre seul, c’est être de bonne humeur quand on s’attendrait à ne pas l’être.
Quand personne est là pour contempler notre mauvaise humeur, on se rend vite compte que cet état est devenu parfaitement inutile, et on le perd. Voyez ? C’est un effet de groupe l’humeur, c’est pas du tout un truc naturel. C’est pour montrer ses désirs profonds, ses manques d’affection et tout et tout aux autres sans le leur dire, bandes de petits timides qu’nous sommes. Seul, ces désirs profonds, on les matérialise tout simplement. Y’a pas à être timide envers soi. Seul, on a plus d’humeur. On est juste, et toujours, « moi ». A l’état pur.
Enfin, y’a un peu de ça. Mais l’essentiel, c’est que sans contrainte de temps, la vie est nécessairement belle.
J’prends le bus à 15h10. J’arrive à 19h20. J’ai pas d’hôtel là-bas, mais j’ai touuuut mon temps pour en trouver un whahahahaha
Et vive le sable !

2 Comments:
Non,je crois pas. La mauvaise humeur,c'est vrai que ça sert à rien mais l'inquiètude qui t'empêche d'être heureux,ça vient tout seul et c'est juste en toi.
Moi,je suis rarement de mauvaise humeur avec les autres.
Mais je suis contente que tu sois bien avec toi-même.
Aujourd'hui,je me disais que j'aimais bien courir. Peut-être que c'est pcq je vivrais pas longtemps et que j'ai envie de faire tant de choses ...Mais d'être tranquille aussi. Il faut bien penser au lendemain...
Eh ben moi, en ai pas de l'inquietude qui t'empeche d'etre heureux..
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