Sunday, November 05, 2006

Le septieme jour, Le Seigneur fit la sieste en contemplant Sa creation..

Va ptet vous faire mal aux abdos encore une fois, mais j’ai décidé de m’faire un jour off aujourd’hui ! En fait, plus que je ne l’ai décidé, il s’est imposé à moi lorsqu’en montant les escaliers de ma nouvelle auberge de jeunesse, une de mes cuisses a soudainement cessé de fonctionner. Ben.. faut dire que. Mine de rien, ça fait maintenant vingt jours de suite que je marche entre trois et huit heures avec sur le dos entre 3 et 30 kilos. J’y faisais pas gaffe, mais faut croire que ça a fini par s’accumuler et faire un peu trop. Ajoutons à ça mes trois quatre pirouettes d’hier au Parc. Très éprouvant les pirouettes..

Pour vous dire la vérité, je sais même pas si j’aurais récupéré demain. Ai encore plus mal que ce matin haha

Mais bon, ai donc pris ma journée, avec comme mission : pas trop me déplacer. Mais les auberges de jeunesse, c’est méchamment déprimant. Alors pas moyen que je croupisse là-dedans pendant une demi révolution entière. Ai donc rassemblé mes dernières forces postérieures et m’suis transporté jusqu’au stade. A cent mètres.

Je cherchais le baseball. J’ai eu le kyudo.. Le kyudo, c’est l’art de pratiquer l’arc géant japonais. Et pour être un art, sapristi, c’en est un !


J’osais pas trop entrer, me demandant si c’était une séance privée ou pas. J’me faisais tout petit dans l’entrée. Mais un p’tit gars en civil m’a fait signe de m’asseoir dans ce qui m’apparaissait à moi comme la loge présidentielle.. me suis exécuté. Et pendant que les pratiquants débarquaient et taillaient un bout de discut’ avec le master, j’observais les lieux.
Une salle de 14m sur 9. Des lattes en bois au sol. Tout un côté (un large) donne sur un rectangle de pelouse impecc’ qui s’éloigne sur 25-35m. Au bout, un truc sombre en terre ou en tissu couvre les 14m de largeur. Au centre du truc sombre, une unique cible de 60cm de diamètre à vue de nez. Dans le prolongement de la salle à parquet, l’estrade surélevée – tapissée de tatamis – où les braves gens ont entreposé le brave Gasp qui, voyant le nombre de pratiquants augmenter sans cesse, commence à se dire qu’ils sont drôlement pingres côté cibles ces archers. D’un autre côté, poursuit-il, vu la taille de la cible et la distance à laquelle elle est.. c’est même pas dit qu’elle finisse en passoire.

Et puis y’a eu l’échauffement. Un jeune gars qui ressemblait férocement au fils du chef de village dans The Last Samuraï s’est placé dos à moi et l’a mené de main de maître. Dure pas longtemps, mouvements sont pas poussés, pas compliqués.. un échauffement de femmelette. Pourtant, du haut de ma position, avec trente gus en habits traditionnels qui gesticulaient nonchalamment en me regardant TOUS droits dans les yeux, c’était assez impressionnant ! Inexplicablement, cela va sans dire. M’enfin j’étais tout de même retourné.

Et voilà qu’avant même que je sois remis de mes émotions, le maître en personne m’invite à jarter de l’estrade. Ce que je fais dans un semi brouillard mi honteux, mi perplexe, mi perdu. Heureusement, le mec en civil est encore là pour me guider. Que dis-je heureusement ? Ce salaud profite de mon engourdissement passager pour me faire entrer dans la salle de pratique et m’intégrer aux rangs ! Me réveille et m’apprête à paniquer (tout en décampant, cela va de soi) mais avant que je puisse esquisser le moindre geste, l’assemblée salue. Salue quoi ? Salue qui ? Aucune idée, y’a rien devant le premier rang, si ce n’est l’estrade vide. Malgré tout, mes réflexes de civilisé l’emporte, et je salue aussi. Cette fois par contre, c’est trop tard. Je suis complice.

Alors j’observe, et j’imite. Un salut, un petit salut, une prière (là j’ai fait de mon mieux pendant les trois premières phrases, mais n’arrivant manifestement pas à capter et reproduire les sons à la bonne vitesse, je m’abstins et me tus rapidement), un salut, un petit salut, un discours du maître adjoint, un salut, un élève sort des rangs et récite un mantra que les autres répète, un salut, un petit salut, un long discours du grand maître, un salut, on rompt les rangs.

Le civil m’attend à la sortie de la salle et me réexpédie sur l’estrade. Peux pas m’asseoir avec mes foutues cuisses, peux encore moins m’agenouiller, et à la japonaise, c’est impossible. Bon. Je m’agenouille à la japonaise. Cette fois, c’est différent, j’suis plus l’observé. Tous les archers, semble-t-il, sont venus me rejoindre pendant que j’effectuais la douloureuse pliation de jambes. Ils ont des carnets sur les genoux et regarde fixement.. rien, encore une fois. Merde ! Qu’est-ce qu’ils ont ces types ? C’est plus l’estrade depuis la salle, c’est la salle depuis l’estrade. Mais c’est pareil. Les maîtres sont devant, avec une petite table. Toujours rien. Rien. Bow.. rien encore.

Et puis.. je crois distinguer quelque chose. Un bout d’arc ! Qui dépasse sournoisement du pas d’une des portes de la salle.

En deux heures, ai vu tirer dix flêches. Deux par bonhomme. Un gros carré d’une quarantaine d’année, qui ressemble à Croa-Croa l’empereur des grenouilles, qui était flanqué d’un jeune ramasseur de flèches et d’un vieux transmetteur de flèches du ramasseur au tireur. Ils étaient très tendus ces trois là. Sujets d’un test, peut-être d’une sorte de passage de niveau. Tous tendus, mais le petit jeune lui, il était au bord de l’évanouissement. Ou du vomi d’ailleurs. Ou des deux. Il tremblait de tous ses membres, faisait des mimiques buccales qu’on aurait plutôt attendu d’un croupion gallinacéen, et arrosait les maîtres de regards de chien écrasé. D’après moi, cette cérémonie l’avait tenu à l’écart des toilettes depuis sept ou huit jours. Bon, y’avait ceux-là. Après, y’a eu quatre archers d’un coup, sans aides. Un chauve qui faisait tout les yeux fermés, un lunetteux costaud aux allures de prof, un vieux aux cheveux et à la barbichette de démon neiges, et une donzelle qu’on aurait mieux vu avec un cordonnier qu’avec son arc. Va comprendre ce que j’entends par là. Le mec examiné a loupé la cible de trois centimètres les deux fois. Le prof pareil. Le vieux et la cordonnière ont juste faits des trous dans l’herbe. Pour ma part, je leur en veux pas. Par contre, l’aveugle ! Il a tranquillement posé ses bouts de bois dans le rond. Comme à la maison. En quelque sorte..

Mais encore une fois, dix flêches, deux heures. Je vous explique le cérémonial vite fait. L’archer. Il entre. Un pas glissé (toujours glissé !), un salut vers l’estrade. Six pas vers la pelouse, quart de tour, nous fait face, s’agenouille (tout est très très précis, maîtrisé. Jusqu’aux mouvements de leurs amples manches), nous salue. Cette fois, l’assemblée salue en retour. Se relève (l’archer, hein, sac de moules), finit son demi-tour, revient en arrière de ses six pas. Nous re-fait face. Avance vers nous lentement jusqu’à ce qu’il soit à la hauteur de la cible (à mi-salle). Ah ! Ai oublié. L’arc est tenu bien droit dans la main gauche et les deux flèches sont tenues par leur pointe (le reste part dans le dos) dans la main droite. Parallèlement à l’arc. Bon. Le mec s’agenouille encore. Pose la pointe du bas de son arc par terre, vient le tenir avec une extrême précaution avec la main aux flèches. Lâche sa main gauche, la fait disparaître dans sa manche, tend la couture supérieure de sa manche, plie sa manche, refait disparaître sa main. Qui réapparaît à son col. Il enlève un pan de son kimono, juste de quoi découvrir son épaule et extirper son bras. Place sa manche pendante dans sa ceinture et son pantalon bouffant pour qu’elle gêne pas. Reprends son arc avec son bras nu. Se relève. Quart de tour vers la cible. Avance jusqu’à ce qu’il soit à un mètre et demi de la pelouse, re-quart de tour vers nous. S’agenouille (tain.. hey, et vous plaignez pas, c’est plus rapide à lire qu’à voir !), repose son arc comme précédemment. L’arc est alors tenu par la main gauche, avec la corde au niveau de l’avant-bras gauche, vers l’extérieur. Avec sa main droite, toujours tenant les flèches, il saisit la corde et fais faire un demi-tour à l’arc, désormais dans le bon sens pour tirer. Il place avec énormément d’attention une des deux flèches, tenant l’autre avec son petit doigt droit. L’arme est prête. Il la maintient au sol ainsi pendant une minute, il a pris soin de mettre sa flèche restante tenue par le petit doigt, de la placer parallèlement à la flèche armée, pointe dans l’autre sens. Puis il lâche l’arc de sa main droite et celle-ci gesticule un peu à sa hanche afin d’avoir la flèche restante en main d’une façon qui ne le gênera pas pour le premier tir. Enfin. Il se lève, avance sa jambe gauche, la positionne bien. Ramène son pied droit au gauche, puis l’écarte d’un mètre vingt. Il place la pointe sud de son arc sur son genou. Repositionne bien ses mains. Lève l’arc haut. L’arc doit fait un peu plus de deux mètres, au pif. Les deux bras sont tendus vers le haut, l’arc est à dix centimètres du corps. Quelques secondes. L’archer tourne régulièrement la tête vers la cible, d’un geste très réglé. Encore une fois. Il est, je le rappelle, parfaitement de profil par rapport à la cible. Puis son bras gauche, le bras tenant le bois de l’arc s’abaisse, toujours tendu, vers la cible. L’autre bras se plie, simplement, suivant la flèche qui descend progressivement jusqu’à être à hauteur du crâne. Le bras avant est en position. Le tout tremble un peu, car la corde est déjà sous pression. Une attente, les tremblements. Puis le bras arrière part, justement, vers l’arrière. Lentement. La pointe de la flèche s’approche de plus en plus du bois. La flèche est à présent un peu sous les yeux. L’archer attend encore un peu. Puis lâche. Jtuuuung ! Schpock (dans le meilleur des cas)! L’arc a pivoté de 300 degré avec le tir. L’archer ne bouge pas, n’affiche aucune expression. Il replace son arc à son côté. Fait quart de tour vers le fond de la salle, fait deux pas, nous refait face, s’agenouille. Prépare sa deuxième flèche. La tire comme la première. Puis revient.

Le cérémonial de sortie est aussi compliqué que celui d’entrée. Surtout dans le cas de l’examiné qui devait attendre, à genou, face à nous, que le jeune incompétent et le vieux incompétent lui fassent reparvenir ses flèches au cours d’une cérémonie tout aussi longue.

Après le passage de l’examiné, il y a eu un briefing du maître d’une demi-heure, qui a décortiqué chaque mouvement de l’archer, critiqué et applaudit différents points (chaque parole était noté par tous les élèves). Puis chaque membre de l’assemblée fut libre de poser des questions ou d’émettre des remarques sur ce qu’il avait vu. Le pauvre petit jeune s’en est pris plein la gueule haha. Tout le monde se marrait – le jeune jaune, les autres à gorge déployée – c’était amusant.

Quand les quatre sont sortis de la salle, il était 11h. J’étais arrivé à 8h30. Je me suis carapaté en rasant les murs avant qu’un autre quatuor entre dans la salle ! Ok.. long, certes, mais assez fou. De maîtrise. Du cérémonial, comme du tir. C’est complètement extra-terrestre comme cours.
Pas fini. Après ça, je me suis glissé dans le gymnase des arts martiaux, et ai assisté à une compétition de karaté je pense. Par sûr. Une école bien spéciale en tout cas. Compétition de katas d’abord, puis de vrais combats entre les vainqueurs des katas. Ils avaient tous entre 5 et 17 ans (ah oui, au kyudo, ils étaient tous trentenaires à part l’incompétent et l’acteur !). Y’avait trois katas différents. Chaque couple avait choisi le sien et passait devant un jury en même temps qu’un autre couple. A la fin du kata, les jurys disaient lesquels avaient été les mieux. Les meilleurs retournaient dans la file, les autres aux oubliettes.


Bon, l’ensemble était sympa, mais globalement assez semblables aux compétitions d’arts martiaux français. Sauf peut-être qu’entre chaque partie du programme, les différents dojos présents faisaient des démonstrations. C’était sympa ça.


L’autre truc fou. En fait, ai passé toute l’après-midi à ne regarder qu’un combattant. 16 ans, 1m65, fin, ceinture noire, cheveux à la japonaise ! Raides et volumineux, tombants de chaque côté d’son visage en mèches ordonnées. Un nez un peu crochu, des yeux super fins, et l’impression qu’il ricanait en permanence. Bien que n’étant pas le meilleur en combat, il a fini troisième derrière les deux boss de son dojo, c’était de loin le meilleur en kata. Lui et son partenaire (quatrième), ils étaient hallucinants ! On avait pas l’impression qu’ils faisaient un kata, mais plutôt qu’ils donnaient de vrais coups qu’ils paraient vraiment, et à une vitesse stupéfiante. Mais bon, chais pas, il se dégageait de ce mec une sorte de nonchalance étrange, on avait vraiment l’impression qu’il dominait son environnement. Comme un animal tiens ! Pourtant, c’était pas le plus fort, encore une fois. D’ailleurs, avec mes vingt centimètres et mes trente kilos de plus, j’aurais sûrement pu le massacrer.. mais en voyant ce mec, avais l’intuition profonde qu’il était né pour être sur un tatami. C’était assez fascinant.


Enfin voila.. chais pas si c’est très intéressant tout ça.

La conséquence de cette journée, c’est que je suis plus tout à fait aussi sur que ce soit une très bonne idée de ramener un arc kyudo à Théo. J’pense que les arcs médiévaux européens sont plus efficaces. M’enfin faudrait que je vois si c’est possible de s’en servir sans tout ce cérémonial qu’en bon bourrin français, je trouve beau, mais surtout interminable. Ils ont quand même une puissance assez phénoménale.J’ai aussi assimilé la plupart des techniques d’une école de combat dont je ne connais pas le nom, ni même la catégorie. Adrien, t’es prévenu, on a des katas à maîtriser ! Et ai été hypnotisé (suis pas le seul, tous les gamins de son école lui courraient après pour lui foutre des low kicks dans les tibias ou des coups d’boules dans les abdos ^^).

Et.. oui ! Que ce soit à travers ma légère impatience au kyudo, ou à travers la finesse, la rapidité.. la félinité de ce gamin au karaté (ça y ressemblait, quand même). J’ai repensé à ces mangas ou à ces films de combats. En général, un des ennemis est le grand européen masse de muscles, qui brise des pierres à mains nues, qui fonce dans le tas et casse tout. Et finit après un combat interminable par se faire vaincre par le petit asiatique qui a une technique incroyable, et qui a dépassé ses limites physiques.. Ben.. pour nous, c’est pas tellement vrai, mais par rapport à eux, je me suis vu comme ces espèces de monstres. Lol. Mais sérieusement ! Je fais vraiment deux têtes de plus qu’eux et mes bras font une fois et demis les leurs. Et quand me suis demandé si je pourrais battre le prodige, me suis répondu que peut-être, en combat de rue, et uniquement grâce à la force brute. Avec ma technique imaginaire préférée : « Sauvagerie », qu’on pourrait l’intituler ;p

Donc, dernière conclusion de la journée, dès demain, je vais commencer un entraînement de base quotidien, et quand j’arrêterais de bouger, je me mettrais sérieusement à un art martial !! Aime bien les bourrins, mais ça suffit pas. Et again, suis en quête de finesse moi BOW !

Merci d’avoir tout lus les cocos ! C’est un peu long, un peu fade aujourd’hui..

{A cette fille}
{Lei Hu Long}
{Doble Flying Mega Kick}

{Prout Devastateur}

[The Unforgiven] Metallica

15 Comments:

Anonymous Anonymous said...

c'est où tout ça? A Nara? CApsule hotel ou youth hostel? Tu crois que tu t'es fait élongation? Ca a l'air hallucinant de lenteur...encore un truc pas fait pour moi....

9:17 PM  
Anonymous Anonymous said...

c'est bon, si ces archers nous attaquent nous aurons le temps de réagir ! ^^
c'marrant la capacité que tu as à te faire intégrer parmi ces gens.
Bisou p'ti malade, et force pas trop quand même sur tes jambes !

10:02 PM  
Anonymous Anonymous said...

Wouaouw. faut le vouloir pour tirer une flêche à la japonaise. Si on veut les envahirs se sera vite fait.
Nyonyote.
P.S(1):scusez tout le monde pour mes nombreuses fautes d'orthographe. je m'en excuse platement.
(2):on m'a fait savoir que tu voulais m'on adresse email. La voici: elliott.nyssen@hotmail.fr

10:13 PM  
Anonymous Anonymous said...

Bonjour Gasp ca va? Ici ChocoBN(Arthur Beloeuvre Nyssen). Es-fai bo?Tu va bien malde?Si tu ve mecrir envoi a
abn@clochette.com
aurevoir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
PS:Mon oribl mom ve qe ge me couch(cet pour k'eliot konpren!!!!!!!!)

6:28 AM  
Anonymous Anonymous said...

C'est tout de même un phénomène étrange et que je ne m'expliquerai jamais... Pourquoi faut-il que les personnes ne soient plus là pour qu'on les apprécie enfin totalement, qu'on reconnaisse leurs mérites (leur mérite). Fin de soirée d'anniversaire familial (celui d'Elliott), super sympa mais sans la partie Noël de la famille (tes parents essayant de retrouver leur rythme et ton frère ses esprits après une soirée bien arrosée ... là c'est moi qui affabule ou est-ce que je ne pas ?) Toujours est-il que le sujet principal de conversation fut : Gasp, son odyssée, ses projets, ses réalisations, etc. etc. Et tout le monde a son mot à dire, tout le monde en pense DU BIEN, enfin tout le monde en pense ! On ne peut pas dire qu'on te voyait tous les jours avant ton départ, loin de là, pourtant Nantes, quelle aventure !!! Mon explication, c'est que tu étais à portée de main et l'éloignement ... mais pourquoi faut-il cela pour se rendre compte de la valeur des gens ? Pourquoi quand tu es proche de la personne ne pas te dire : eh, tu te rends compte de ce qu'elle vaut (la personne !) Merde, ça fait penser à Brassens et à sa chanson "il est mort, c'est un saint" (je ne retrouve pas le titre à la seconde). L'idée, c'est que ce n'est pas la mort, c'est l'éloignement. Tu te rends compte de ce que ça implique au niveau des rapports humains ... Pour apprécier quelqu'un, il faut en être éloigné ?! Au secours.
Bref, tu es LE sujet de conversation, on est tous persuadés que c'est ce qu'il te fallait et que tu vas trouver ta voie (voix), que c'est super pour toi. Ne flippe pas si parfois tu n'as envie de rien faire, c'est normal, un jour avec, un jour sans. Mais tu as un réel talent, il faut que tu t'en rendes compte et que tu saches le "vendre" (ça, oups, c'est le plus dur). Tu as manqué aujourd'hui, tu ne serais sûrement pas venu 'cause Berchères ou autre, mais c'est comme si tu avais annoncé ta présence et que tu avais annulé au dernier moment. On pense tous à toi, pour de vrai, on est de tout coeur avec toi ; et maintenant, j'arrête de parler pour les autres : c'est ta chance, profite. S'il y a une chose que je n'ai pas regrettée dans ma vie, c'est l'Angleterre (OK, je vois ton sourire, OK c'est moins exotique, OK c'est moins l'aventure ... !) Mais je suis partie plus de 2 ans, j'ai vécu autre chose toute seule et c'est finalement le plus positif au bout du compte. Moi seule face à tous. Bon, pas de samouraïs, pas de ... au niveau bouffe, égal je pense. Mais si je ne l'avais pas fait, je l'aurais regretté toute ma vie. Et ça, il ne faut pas. Alors, il y aura des bons et des mauvais moments, des moments où tu regretteras et des moments où tu seras emporté par ton enthousiasme. Mais ce qui compte c'est ce qui reste ... Et cette aventure, elle restera. Et on est plein à la vivre avec toi.
Ceci dit ceci fait, pour en revenir à nos petites affaires, tu m'as remise sur la mienne. Je pense plus à une histoire de décomposition qu'à une histoire de feu. Ou alors avec le feu en arrière plan. Je verrais bien un visage parfait, sur la droite, et une décomposition lente sur la gauche sur le même visage ... quelque chose qui fasse peur mais tout en restant réel possible envisageable. Imagine comme une bougie qui fond pour la partie de droite, mais le tout restant lié, avec quand même une expression d'horreur montrant que la personne possédant ce visage reste consciente, se rende compte que ce qui lui arrive n'est pas normal, se rende compte que sa descente en enfer est terrestre et terrifiante. Tu crois que tu peux rendre ça ? Oui, le fond doit représenter l'enfer mais un enfer accessible aux humains, pas l'enfer tel qu'on a pu nous le représenter, un enfer attrayant tout en étant repoussant ... Au boulot. J'avance vite, tu m'as redonné la pêche, dis-moi si c'est faisable, si tu comprends un peu mon idée. Ou s'il te faut le texte pour illustrer (ce dont je ne suis pas sûre, car après tu peux être trop influencé et il faut rester un peu dans le flou).
Bon c'est l'heure d'aller se coucher à Paris. Là où tu es, tu dois dormir depuis longtemps. Bon réveil alors et gros bisous de tous.

7:51 AM  
Anonymous Anonymous said...

Je reprends en essayant d'être plus brève ... mais quand j'ai un clavier !!!
2 points qui concernent aussi Caroline. Beaucoup de points d'interrogations circulent, se présentent, sont présents, sont ... quant à l'éthymologie, à l'histoire, au à au ... de ton surnom, Caroline (car, oui, on est super intelligents, malins, on t'a reconnue, pti bonhomme, c'est / Caroline !! Pourquoi ? Je n'en dors plus (là, j'exagère, mais c'est un trait très Nyssen - côté maternel de Gasp.) On a le droit de savoir ou pas ?
Secondo, segundo, deuxio, 2e, etc. le prénom Caroline ne se trouve qu'en 170è place des prénoms attribués. La mienne, c'est à cause de cette petite fille amoureuse des animaux, puis il y a eu la soeur de Suzanne (en fait c'était bien avant la mienne, mais j'le savions point) qui est présente lors des fêtes de famille, puis il y a eu toi pti bonhomme ... bref 3 Caroline tout à coup Ouhouhouh c'est beaucoup. Bref pourquoi toutes ces disgressssssssssssssssss ions sur ton blog sorry

8:11 AM  
Anonymous Anonymous said...

Promis c'est la der pour ce soir, et c'est adressé à pti bonhomme. Sache que la photo dont tu parles il y a quelques heures de lecture n'avait rien de choquant pour un non initié ... Est-ce dû à mon PC ? Toujourzétil que, rassure-toi Gasp, même pour ceux qui voudraient voir quelque chose, il n'y a rien à voir. La photo est somptueuse ceci dit. Comme toutes les autres. J'ai interrogé Tom aujourd'hui, 'cause son commentaire sur tes photos. Il trouve toutes celles qu'il connaissait très bien et les autres n'étant pas de toi (si j'ai bien compris), tes talents - ton talent - ne sont - n'est - pas remis en doute ... A Patrick et à Tom de régler ça entre eux. Bisous.

8:16 AM  
Anonymous Anonymous said...

Fausse manoeuvre, je signe maintenant. Pour répondre à K'rein, c'est vrai que parfois, ça marque 0 comments lorsque l'on est le premier à s'incruster ... et c'est très vexant !!!

8:18 AM  
Blogger The Gasp said...

Lol, sest lache Tata la ^^

vite fait. CarolYN est ptite bonhomme paskel est ptite bonhomme ! Je vois tres bien ce que tu veux comme photos, mais c malheureusement absolument pas dans mes cordes.. et plutot que te cantonner a ta promesse de mfaire faire une couve [qui correspondra moins a ce que tu veux], ten voudrais abslmt pas si tu trouve la photo de qqun dautre ^^

la bienvenue a Arthur hehe

then, les photos que tom aime pas sont bien de moi. c celle que jai fait moi au japon. son commentaire est avant larrivee de papa. mais jsuis daccord avec lui de toute facon. tinkiete pas Tom, les vrais photos a la gasp sont en cours de preparation, et ya des chances quelles vous plaisent les cousins ^^

derniere tite remarque sur cka dit la tite bonhomme. etonnament, des que je minteresse a un truc ici, les gens ont lair de croire que je suis un expert deurope [en yamakasi, en arc, en karate.. en photo !] qui vient etudier leur technique a eux. et ils me traient avec bcp de respect, c tres sympa hehe

enfin, c mon interpretation, mais je pense surtout quils traitent tout le monde avec un grand respect, et quils apprecient quon sinteresse a ce quils aiment et cqui vient vrmt de chez eux..

zaaaluuut

4:47 PM  
Blogger The Gasp said...

PS, la photo avec les oreillers s appelle
Glorious Magus. Come and Die !

^^ inspire !

5:22 PM  
Blogger The Gasp said...

PPS ^^, HaPPY BIRTHDAY Nyotte hehehe un peu bcp en retard..

et.. pour Chantal again, dja, quel genre de qualite as tu bien pu decouvrir que tu ne connaissais deja ? et sans le blog, leloignement naurait en rien change la situation [si elle a effectivmt change..], nan ? Dans ce cas, c la communication, ou plutot la simple exposition de ma personnalite dans le cas present, qui fait avancer les choses.
what dya think ?

7:52 PM  
Anonymous Anonymous said...

C'à devient n'importe quoi ce blog. Ma copine (enfin ma femme il faut dire mais çà fait peur) m'envoie des messages à Paris par l'intermédiaire de son frère adoré qui est au Japon. K-reine, je suis rentré de Prague, tu peux me parler directement ! Désolé Gasp, pour l'intrusion des problèmes des "Colle". En même temps, tu sais ce qui se passe ici comme çà. Wounded knee is back

4:19 AM  
Blogger The Gasp said...

haha
veux tout savoir moi sur la vie et sexuelle dnyotte !! le reste je vois a peu pres..
partagez un peu hey !

6:08 PM  
Anonymous Anonymous said...

Poke69 est de toute évidence le père d'Elliott (cf les fautes d'orthographe !!)
Non, j'avais pas trop bu ... ou tout du moins, les vapeurs s'étaient évaporées depuis longtemps puisque j'ai écrit tard dans la nuit !!
Rassure-toi, Gasp, on n'a pas appris grand chose sur la vie sexuelle de Nyonyotte, on a juste supputé lorsqu'il était absent de la pièce ... et Tonthon a alors échafaudé de grands projets : d'où les parfums!
Bisous

8:14 PM  
Anonymous Anonymous said...

Polyeucte a dit :
"Et le désir s'accroît quand les fesses reculent"

A moins que ce ne soit Clara Morgane...

8:10 AM  

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