Ma devise.
Papa et Maman sont dans l'avion. Ils vous arrivent en pleine forme.
Il y a un schéma japonais que deux ou trois visionnages d’anime (sais pas si j’ai vraiment besoin de dire ça.. un anime est un film d’animation, épisode de mangas à la télé, ou vrais films.. japonais en général, mais les coréens en ont fait quelques bons aussi..) suffisent à détecter. Et à apprécier par la même occasion. Il faut, pour que l’effet marche, que l’histoire se déroule dans un monde pourri. Pourri et surtout sur urbanisé ! Qu’elle ait lieu pendant ladite période ou un peu après la terrible catastrophe radioactive – qui a fait régresser la civilisation, la technologie de trois cents ans et qui a peut-être pourvu certains survivants de pouvoirs étranges, issus de mutations, étudiées bien sûr – qui découla et devait découler de ladite période. Pffiou ! Va ptet falloir la relire plusieurs fois celle-là..
Bref, c’est soit Gotham city avec plus de ponts, des buildings plus haut encore, des routes et des voitures, vélos ou vaisseaux dans tous les coins. Dans la rue en bas, c’est le même paysage de ghetto glauque et inondé, plein de clochards, de poubelles trop pleines, de petits coins sombres et tranchants. Y’a juste quelques rues animées, bondées et remplies d’échoppes brillantes vendant nouilles et ramens. Soit, c’est des ruines, du sable, du fer, de la poussière. Du rien, mais en plus déprimant. Dans les deux cas, on voit pas l’ombre d’un rayon d’soleil. Jamais. C’est que y’a trop de pollution, voyez ? Des énormes nuages noirs pissent en permanence une putain de pluie acide.
Les deux paysages ont leurs charmes, surtout vu de l’extérieur. Mais les bonhommes qui sont coincés dedans, ils en ont marre, et ils sont déprimés. Dans la plupart des cas, ils se souviennent plus à quoi ressemble un ciel bleu, ou sont nés trop tard pour avoir jamais pu en voir un. Mais on leur en a parlé, et ils en rêvent quand ils ne sont pas trop obsédés par leur suicide, et quand une petite partie de leur esprit a échappé à la moutonisation répandue par la toute-puissante entreprise responsable de toute cette merde.
Voilà le cadre. Sous différentes formes, il influence bien la moitié des créations japonaises. Des créations des jeunes japonais. Et coréennes.
Et de là, ces balaises nous emmènent mine de rien vers une scène qui, quand elle est réussie, nous cloue à notre canapé, nous ouvre la bouche, l’assèche, écarquille les paupières, tire la larme. Plus que tout, tord nos tripes. Faut être entré dans le personnage. Tu t’identifies, et tu cours après ton pote, copine, maître, animal qui t’emmènes vers un endroit secret et interdit qu’il a trouvé. Ce qu’il a découvert, c’est une vision de ce qu’il y avait avant. Un ciel azur traversé de quelques nuages immaculés, un rayon de soleil qui tombe sur un champ d’herbes hautes balayées par les vents. Une église tenant encore à moitié debout qui baigne dans son halo sacré. L’envol de quelque majestueuse créature. Le calme, la pureté.
Dans Wonderful Days, y’a une scène de ce genre qui est magnifique.

Deux trucs m’ont fait penser à ce schéma aujourd’hui. J’étais dans mon train pour Nara (j’comptais rester un peu à Osaka pour apprendre auprès des gamins des rochers, mais ils étaient pas là quand j’y suis allé. Me suis amusé un peu tout seul. Pis ai réussi à apprendre tout seul ce qui me faisait le plus envie. Alors ai repris ma route. Vers mes projets pardi. Et sont à Nara dans l’avenir immédiat.), je regardais par la fenêtre. Avais mon i-pod, alors j’faisais pas réellement gaffe au paysage. J’rêvassais à c’qu’il faudrait que je fasse une fois arrivé. Je remâchais un peu une scène stylée que j’avais inventée. Encore et encore. J’peux quand même vous dire à quoi ça ressemblait dehors. Au Japon que j’aime pas. De la banlieue à perte de vue. Des lignes de chemins de fers, d’autres lignes de maisons grises pleines de fils électriques, un stade de baseball au loin, un potager minable en premier plan, des grillages barrant ça et là le panorama. J’faisais bien d’rester dans mes pensées.
Pis. Un truc volant capte mes loucheurs. Un pélican, une grue.. un gros piaf blanc à long bec quoi. Il descend rapidement. Ah ! Se dirige vers un gros trou dans le sol. Le reste en une demi seconde. Ce que mon esprit s’attend à voir, c’est le piaf rejetant ses ailes en arrière, ralentissant à l’approche du trou, pour se poser en douceur un mètre plus bas dans ce que je n’vois pas. Mais l’autre, il fonce, tranquille. Et il va à la même vitesse quand il sort de mon champ de vision, caché par un pan du trou, que quand il y est entré. Voila. Ca m’a surpris, et m’a fait penser à Wonderful Days. Le trou devait être profond en fait. La vision du pélican plongeant à pleine vitesse dans le puit. J’imaginais un gamin au fond, qui voit une de ces bêtes pour la première fois de sa vie, et lui courir après jusqu’à ce qu’il trébuche sur un baril de dechets toxiques.
L’autre truc. Suis dans une auberge de jeunesse sympa. Quand je suis arrivé, trois groupes d’adolescentes chantaient dans des salles au rez-de-chaussée. Vais me balader quelques heures. Quand je reviens, un groupe d’adolescent chante au deuxième étage.. Ils chantent pas vraiment en fait. Ils font des sortes de vocalises. OOOOOOOOOH. AAAAAAAAAAH. Avec de drôles d’intonations. Ca m’a fait penser à Avalon. Le film. L’ambiance est un peu différente, mais j’ai associé les mondes. Dans Avalon aussi, y’a le pourri tout gris actuel d’un côté et l’ancien génial et multicolore de l’autre. Avec un soupçon pas loupé de schizophrénie derrière.

Mmm ? Où je veux en venir ? Nul part. C’est pour communiquer mon monde. Simplement ^^
Mais j’ai quand même réfléchi à quelque chose. Ce schéma, qui ressort dans les œuvres japonaises, on le retrouve en fait aussi dans leur réalité. Bien que de façon diluée. Moins prenante, moins belle. Le contraste est moins fort. J’aime le contraste.
C’est comme les américains, qui flippent sur leur société de consommation, qui fantasment sur des groupes d’amis friqués ou sur des jeux de séductions délirants. Ou comme nous, qui mettons en scène sans fin la récession, le malaise social et la tristesse. Chaque civilisation a ses peurs. Peurs issues, malheureusement, de la réalité. Me demande si ça peut aider d’une façon ou d’une autre à réagir. Parce que c’est la matérialisation d’une prise de conscience, ‘videmment.
Individus ont plutôt tendance à trembler à cause de leur passé, non ? (Quoique ça dépend)Chez les sociétés, c’est l’avenir.
Mais faut pas trembler !! Ca va s’arranger.
Il y a un schéma japonais que deux ou trois visionnages d’anime (sais pas si j’ai vraiment besoin de dire ça.. un anime est un film d’animation, épisode de mangas à la télé, ou vrais films.. japonais en général, mais les coréens en ont fait quelques bons aussi..) suffisent à détecter. Et à apprécier par la même occasion. Il faut, pour que l’effet marche, que l’histoire se déroule dans un monde pourri. Pourri et surtout sur urbanisé ! Qu’elle ait lieu pendant ladite période ou un peu après la terrible catastrophe radioactive – qui a fait régresser la civilisation, la technologie de trois cents ans et qui a peut-être pourvu certains survivants de pouvoirs étranges, issus de mutations, étudiées bien sûr – qui découla et devait découler de ladite période. Pffiou ! Va ptet falloir la relire plusieurs fois celle-là..
Bref, c’est soit Gotham city avec plus de ponts, des buildings plus haut encore, des routes et des voitures, vélos ou vaisseaux dans tous les coins. Dans la rue en bas, c’est le même paysage de ghetto glauque et inondé, plein de clochards, de poubelles trop pleines, de petits coins sombres et tranchants. Y’a juste quelques rues animées, bondées et remplies d’échoppes brillantes vendant nouilles et ramens. Soit, c’est des ruines, du sable, du fer, de la poussière. Du rien, mais en plus déprimant. Dans les deux cas, on voit pas l’ombre d’un rayon d’soleil. Jamais. C’est que y’a trop de pollution, voyez ? Des énormes nuages noirs pissent en permanence une putain de pluie acide.
Les deux paysages ont leurs charmes, surtout vu de l’extérieur. Mais les bonhommes qui sont coincés dedans, ils en ont marre, et ils sont déprimés. Dans la plupart des cas, ils se souviennent plus à quoi ressemble un ciel bleu, ou sont nés trop tard pour avoir jamais pu en voir un. Mais on leur en a parlé, et ils en rêvent quand ils ne sont pas trop obsédés par leur suicide, et quand une petite partie de leur esprit a échappé à la moutonisation répandue par la toute-puissante entreprise responsable de toute cette merde.
Voilà le cadre. Sous différentes formes, il influence bien la moitié des créations japonaises. Des créations des jeunes japonais. Et coréennes.
Et de là, ces balaises nous emmènent mine de rien vers une scène qui, quand elle est réussie, nous cloue à notre canapé, nous ouvre la bouche, l’assèche, écarquille les paupières, tire la larme. Plus que tout, tord nos tripes. Faut être entré dans le personnage. Tu t’identifies, et tu cours après ton pote, copine, maître, animal qui t’emmènes vers un endroit secret et interdit qu’il a trouvé. Ce qu’il a découvert, c’est une vision de ce qu’il y avait avant. Un ciel azur traversé de quelques nuages immaculés, un rayon de soleil qui tombe sur un champ d’herbes hautes balayées par les vents. Une église tenant encore à moitié debout qui baigne dans son halo sacré. L’envol de quelque majestueuse créature. Le calme, la pureté.
Dans Wonderful Days, y’a une scène de ce genre qui est magnifique.

Deux trucs m’ont fait penser à ce schéma aujourd’hui. J’étais dans mon train pour Nara (j’comptais rester un peu à Osaka pour apprendre auprès des gamins des rochers, mais ils étaient pas là quand j’y suis allé. Me suis amusé un peu tout seul. Pis ai réussi à apprendre tout seul ce qui me faisait le plus envie. Alors ai repris ma route. Vers mes projets pardi. Et sont à Nara dans l’avenir immédiat.), je regardais par la fenêtre. Avais mon i-pod, alors j’faisais pas réellement gaffe au paysage. J’rêvassais à c’qu’il faudrait que je fasse une fois arrivé. Je remâchais un peu une scène stylée que j’avais inventée. Encore et encore. J’peux quand même vous dire à quoi ça ressemblait dehors. Au Japon que j’aime pas. De la banlieue à perte de vue. Des lignes de chemins de fers, d’autres lignes de maisons grises pleines de fils électriques, un stade de baseball au loin, un potager minable en premier plan, des grillages barrant ça et là le panorama. J’faisais bien d’rester dans mes pensées.
Pis. Un truc volant capte mes loucheurs. Un pélican, une grue.. un gros piaf blanc à long bec quoi. Il descend rapidement. Ah ! Se dirige vers un gros trou dans le sol. Le reste en une demi seconde. Ce que mon esprit s’attend à voir, c’est le piaf rejetant ses ailes en arrière, ralentissant à l’approche du trou, pour se poser en douceur un mètre plus bas dans ce que je n’vois pas. Mais l’autre, il fonce, tranquille. Et il va à la même vitesse quand il sort de mon champ de vision, caché par un pan du trou, que quand il y est entré. Voila. Ca m’a surpris, et m’a fait penser à Wonderful Days. Le trou devait être profond en fait. La vision du pélican plongeant à pleine vitesse dans le puit. J’imaginais un gamin au fond, qui voit une de ces bêtes pour la première fois de sa vie, et lui courir après jusqu’à ce qu’il trébuche sur un baril de dechets toxiques.
L’autre truc. Suis dans une auberge de jeunesse sympa. Quand je suis arrivé, trois groupes d’adolescentes chantaient dans des salles au rez-de-chaussée. Vais me balader quelques heures. Quand je reviens, un groupe d’adolescent chante au deuxième étage.. Ils chantent pas vraiment en fait. Ils font des sortes de vocalises. OOOOOOOOOH. AAAAAAAAAAH. Avec de drôles d’intonations. Ca m’a fait penser à Avalon. Le film. L’ambiance est un peu différente, mais j’ai associé les mondes. Dans Avalon aussi, y’a le pourri tout gris actuel d’un côté et l’ancien génial et multicolore de l’autre. Avec un soupçon pas loupé de schizophrénie derrière.

Mmm ? Où je veux en venir ? Nul part. C’est pour communiquer mon monde. Simplement ^^
Mais j’ai quand même réfléchi à quelque chose. Ce schéma, qui ressort dans les œuvres japonaises, on le retrouve en fait aussi dans leur réalité. Bien que de façon diluée. Moins prenante, moins belle. Le contraste est moins fort. J’aime le contraste.
C’est comme les américains, qui flippent sur leur société de consommation, qui fantasment sur des groupes d’amis friqués ou sur des jeux de séductions délirants. Ou comme nous, qui mettons en scène sans fin la récession, le malaise social et la tristesse. Chaque civilisation a ses peurs. Peurs issues, malheureusement, de la réalité. Me demande si ça peut aider d’une façon ou d’une autre à réagir. Parce que c’est la matérialisation d’une prise de conscience, ‘videmment.
Individus ont plutôt tendance à trembler à cause de leur passé, non ? (Quoique ça dépend)Chez les sociétés, c’est l’avenir.
Mais faut pas trembler !! Ca va s’arranger.
7 Comments:
hoop ! semble que ce qui empechait les comments a aussi detruit le message ^^
le revla, avec deux trois images.. ai pas de photos du pelican et dlauberge, dsl ptite bonhomme
ah ! M u too !
^^
l'message est r'venu !!!! (la première phrase a changé, ça tombe bien l'était bizarre...^^ lol (truc avec retournent))
ah, et y a même des photos ! woo..
bonjour petit lève -tôt ! moi vais dodo ! bisou !
ah oui, voulais te dire (mais beaucoup de choses m'en ont empêché tout à l'heure... sal'té de blog...), merci pour cette 'tite phrase finale positive ! ^^ (c'tait important tout d'même, n'est-ce pas ? tjrs important d'dire merci au moment où on veut le dire, ça marche aussi pour jtm [jtm!!!] ^^ j'raconte n'importe quoi moi... au dodo ! ^^)
bsouuuuuuuu !!!!!
No comment sur le capsule-hôtel, ou tu as finalement changé tes plans ?
Nous bien arrivés.
tvb.
P.
sure, phrase finale sont toujours tres importantes !!
pas alle au capsule hotel !
je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi. Regarde les Myasakis (j'écorche surment son nom) dans Mononoké, Chihiro &co... De supers anims sans catastrophe précedemment.
Nyonyote
pour ca que je dis que la moitie seulement des creations sont influencees, ptit gars ^^
mais meme Miyasaki, dune certaine facon est influence. Ses oeuvres sont en fait elles meme les fenetres merveilleuses [et ouvertes sur le passe dailleurs. ses films sont truffes de divinites japonaises, ou de croyances populaires aujourdhui oubliees] dont je parle dans le post. Sans doute quil trouve que les fenetres offertes par la realite ne sont pas suffisantes par rapport a la grisaille du japon urbanise..
parce que, parallelement a ca, les montagnes japonaises sont mille fois plus vierges que les notres !
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